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Avec
Raphaëlle Delaunay,
Chantal Loïal,
Mani Asumani Mungaï,
Sonia Mvondo,
Sandra Sainte Rose-Franchine,
Asha Thomas
Assistante Julie Guibert
Bande son Pierre Boscheron
et Sébastien Trouvé
Lumière Maël Guiblin
« C’est autour de ce petit supplément d’âme, de ce mystère inexpliqué, que s’articule Bitter Sugar. Swing… Ce balancement dans la traduction littérale du mot, ce jeu autour de la mesure que maîtrisait si bien Billie Holiday, est dans Bitter Sugar le point de rencontre, le "poteau mitan" pour les adeptes du vaudou autour duquel faire communier des interprètes de cultures de danse différentes. S’approprier ce patrimoine nécessite à mes yeux de faire la passerelle avec d’autres mouvances plus actuelles. Le hip-hop s’est imposé avec évidence comme contrepoint, mais aussi comme prolongement de cette culture afro-américaine qu’est le jazz. Ce spectacle est l’expression des corps qui se perdent et se retrouvent, c’est cette charge émotionnelle, ce "trop-plein" qui se raconte par le plaisir de la danse et du rythme. Plaisir qui se vit dans l’excès et la démesure jusqu’à la dépossession. Une histoire de corps qui réinvestissent une page de l’histoire. »
[Raphaëlle Delaunay]
« Raphaëlle Delaunay signe la première revue nègre contemporaine depuis qu’une célèbre Joséphine l’incarna à Paris, aux Champs-Élysées en 1925. La chorégraphe et danseuse, pourtant venue du classique et de la référence en la matière, c’est-à-dire l’Opéra de Paris, ne pouvait passer à côté de ces années folles qui endiablèrent le monde culturel. Les Blancs se précipitèrent à l’époque (juste avant la dépression des années 1930) dans ces clubs où de beaux jeunes gens noirs, les Tall, Tan and Terrifie, faisaient fureur. Raphaëlle Delaunay s’est faite leur digne héritière dans la gestuelle, mais surtout dans l’esprit et l’énergie. Avec quatre autres donzelles aussi délurées qu’elle, qui viennent du hip-hop, du jazz, de la danse africaine, elle réanime le lindy hop, le charleston, les danses animalières, le fox-trot, le shim sham… Elle fait plus encore en combinant ces danses historiques avec le langage hip-hop des années 1970-1980. »
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[Marie-Christine Vernay]
« Dans le silence comme sur les vieux standards de jazz déclinés en boucles et samples, dans la lumière crue comme dans les ombres chinoises qui découpent leurs silhouettes en figures de statuaire africaine, elles donnent un Bitter Sugar qui est un moment de pur bonheur et d’élégance. Celle qui vient du cœur. »
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« Exceptionnel ! Ce spectacle est un véritable coup de cœur. Raphaëlle Delaunay et Asha Thomas se lancent sur la musique des années 1920 avec un soupçon d’électro, dans un jazz effréné. Elles décomposent les mouvements de cette danse et, ainsi, relèvent la beauté du corps dans ce swing décalé. Vêtues d’habits d’époque, elles offrent des sublimes silhouettes projetées sur un panneau blanc et laissent les spectateurs émerveillés par leurs prouesses. »
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