samedi 7 janvier à 19h | durée : 55 mn

Séances scolaires :
Jeudi 5 à 14h30, vendredi 6 janvier à 10h et 14h30

Festival In d’Avignon 2010
Nominé aux Molières Jeune Public 2010

 


à partir de 7 ans

jeune public

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Dossier pédagogique

Programme

D’après La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet (1840-1897)

Une fable de
Stéphane Blanquet
et Jean Lambert-wild

Narrateur André Wilms
La petite chèvre Elena Bosco

Direction Jean Lambert-wild
Musique Jean-Luc Therminarias, Léopold Frey
Diffusion sonore Guillaume Rouan
Chorégraphie Silke Mansholt
Scénographie Stéphane Blanquet
et Jean Lambert-wild
Assistant à la scénographie
Thierry Varenne
Lumières Renaud Lagier
Costumes et accessoires Olive

Direction technique Claire Seguin
Régie générale Patrick Le Mercier
Régie de scène David Jourdain
Régie lumière Ludovic Desclin

Décor et costumes réalisés par

les ateliers de la Comédie de Caen –
Patrick Le Mercier, Patrick Demière, Bruno Banchereau, Pierre-Amaury Hervieu, Serge Tarral, Luis Enrique Gomez Bastias, Gilles Loubet,
Laurent Mandonnet, Olivier Beaudequin
Sous la direction de Benoît Gondouin assisté de Hubert Rufin
Stagiaire construction Clément Auger
Peintre décorateur Patrick Demière
Stagiaires décorateurs Anaïs Besnard, Manon Hamard
Réalisation des costumes
Antoinette Magny
Stagiaire costumes Clara Dumont
Électriciens Claudio Codemo,
Moëren Tesson
Son (création) Christophe Farion
Stagiaire son Benjamin Grégoire
Photographies Tristan Jeanne-Valès
Images François Royet

Alphonse Daudet

Comment ai-je pu tenir là-dedans ?

Souvenez-vous. Quelques années en arrière. Enfoui au plus profond de votre mémoire. La chèvre de Monsieur Seguin, le conte d’Alphonse Daudet tiré des Lettres de mon moulin. L’histoire, c’est celle de Blanquette, jeune et jolie chèvre éprise de liberté, qui, comme six autres avant elle, décide de quitter son maître pour goûter aux joies des grands espaces…
Dans l’imaginaire de Jean Lambert-wild, le conte devient Comment ai-je pu tenir là-dedans ?, une fable malicieuse, douce et onirique.
C’est avec une faim de loup que Jean Lambert-wild et Stéphane Blanquet emmèneront les spectateurs dans un univers fantasmagorique. Ils proposeront un voyage visuel féerique et déroutant qui mettra en valeur les diverses saveurs de cette fable mythique d'Alphonse Daudet : l'enfance, la soif de liberté, les frustrations, les transgressions, les transformations du corps, les peurs, la joie de vivre et de se croire aussi grand que le monde...

Jean Lambert-wild

Il commence son parcours artistique comme assistant de Michel Dubois, Jean-Yves Lazennec, Matthias Langhoff et Philippe Goyard. Avec Grande lessive de printemps en 1990, il ouvre la construction de son Hypogée, œuvre complexe qu’il écrit et dirige sur scène, composée de trois confessions, trois mélopées, trois épopées, deux exclusions, un dithyrambe et 326 Calentures. Il y constitue d’année en année une autobiographie fantasmée. Ses Calentures, petites formes performatives (de 15 à 45 minutes), questionnent l’espace théâtral. L’illusion et la magie y tiennent une place importante. Elles sont les fureurs poétiques que traverse son clown en pyjama rayé.
En 1999, son spectacle Splendeur et lassitude du Capitaine Marion Déperrier – Épopée en deux époques et une rupture marque le début d’une longue collaboration avec Le Granit – Scène nationale de Belfort. Il y est artiste associé de 2000 à 2006. Pour développer son projet, il fonde avec le compositeur Jean-Luc Therminarias la Coopérative 326. Il en sera le directeur artistique jusqu’en 2006. Depuis 2007, Jean Lambert-wild dirige la Comédie de Caen – Centre Dramatique National de Normandie. Centre de création et de production, la Comédie de Caen crée des spectacles au rayonnement national et international, et accompagne des compagnies théâtrales indépendantes françaises et européennes.
Nous l’avons accueilli la saison dernière avec Le Recours aux forêts, conjonction de talents (texte de Michel Onfray, chorégraphie de Carolyn Carlson), une expérience poétique insolite qui a marqué les esprits.

la presse :

« Dans nos oreilles, la voix chaude et suave d’André Wilms, et sous nos yeux, l’intrépide Blanquette qui se meurt avec brio. Elle est debout, humaine et pourtant terriblement chèvre. Cabotine, entêtée, elle gambade, se courbe, se cabre, esquisse les cornes de ses bras, est en équilibre tendu par la corde qui la relie à la table. Ivre de liberté, elle se fait coquette, enfile ses gants, remonte ses chaussettes puis s’abandonne sous une pluie de pétales multicolores. Les musiques cliquetantes et gazouillantes accompagnent la frénésie de l’héroïne. Chacun avec sa lecture, adultes et bambins ont les yeux tout écarquillés. Ce conte triste a le goût du lever des jours heureux. »

« Troublante, envoûtante, sa lecture donne à percer l’humeur secrète de l’écriture de Daudet au cœur d’un manège à désenchanter. Jean Lambert-wild pour débusquer le sens caché d’une écriture trop souvent reléguée à l’odeur d’un champ de lavande élabore des images fortes et sensibles et nous offre une brassée de pétales de fleurs, merveilleuse poésie pour le cœur. »

« La pièce est chargée de toute la simplicité propre aux grands contes ; de cette pureté faussement naïve qui éveille l’imagination, la fascination et les interrogations des enfants, autant qu’elle bouscule les adultes dans la méditation… Les métaphores tournicotent : liberté impossible, passage de l’enfance, rapports de force, fugacité de la vie… À chacun de lire comme il voudra ce spectacle à plusieurs vitesses. Pour un regard neuf sur Daudet, tout en poésie douce-amère. »

[evene.fr, Tania Brimson]

Production Comédie de Caen- Centre Dramatique National de Normandie. La Comédie de Caen- Centre Dramatique National de Normandie est subventionnée par le Ministère de la Culture/DRAC de Basse-Normandie, la Ville de Caen, la Ville d’Hérouville Saint-Clair, le Conseil Régional de Basse-Normandie, le Conseil Général du Calvados (ODACC).