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Née d’un père ivoirien et d’une mère hispano-marocaine, la gracieuse Laïka se fait connaître en chantant avec le big band de Claude Bolling qui lui a donné très tôt l’expérience de la scène et l’apprentissage de la rigueur.
Elle collabore avec Sixun, Julien Lourau, Steve Williams, Richard Galliano… et débute sa carrière de leader en 2004 avec la sortie de l’album Look at me now !, qui sera encensé par les médias et plébiscité par le public.
Discrète, Laïka aime mûrir les choses et prendre son temps. Elle revient en 2008 avec l’album Misery, hommage très remarqué à la légendaire Billie Holiday.
Par ailleurs, elle apprend la scène sur d’autres planches, celles du théâtre. Elle s’initie avec sérieux au métier d’actrice (L'École du Théâtre de Chaillot avec Aziz Kabouch, stages avec Irina Brook, à La Cartoucherie avec Philippe Adrien, avec Jack Garfein de l'Actors’ Studio…).
Elle participe à A Drum is a Woman, la comédie musicale d'Orson Welles et Duke Ellington avec Claude Bolling et Jérôme Savary ; Oli-Ola d'Eva Kaczor ; Peau d'Âne par Jean-Luc Jeener ; L'Indien en smoking d'Antoine Campo relatant la vie d’Heitor Villa-Lobos ; Le Petit Prince par Xaxier Lacouture ; Los Sobrinos del Capitan Grant par Paco Mir ; et récemment l’opéra-jazz de José Rivera et Laurent Cugny La Tectonique des nuages, mis en espace par François Rancillac.
On la retrouve également chez Lelouch dans Hasards ou coïncidences.
- Look at me now !, 2004 – Body & Soul
- Misery, 2008 – Blujazz
- Nebula, 2011 – Blue Note

À propos de Nebula
« Nebula s’impose comme l’un des grands disques chantés de ce début d’année. À la fois labyrinthique et limpide, il révèle ses charmes dans un subjuguant strip-tease musical, entre jazz, bossa-nova soul ou pop. Onze perles aux nuances diverses, mariées par la force tranquille d’une interprète en état de grâce. »
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[Mathieu Durand]
« Sans affectation ni forfanterie, son timbre de velours accroche la lumière d’un répertoire éclectique qu’elle a choisi seule. »
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[Dominique Queillé]
« La douce amertume de son timbre, son phrasé sans joliesse ni pirouettes attrape-cœur, la manière dont elle resonge les contours d’une mélodie, le spleen bleu nuit qui émane de chaque mot, chaque souffle : tout concourt à la rendre aussi singulière qu’attachante. »
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[Frédéric Goaty]