mercredi 5 octobre 20H30 | Equinoxe

 

musique

Laïka Quartet

Laïka, une des voix jazz les plus captivantes, nous envoûte par sa sensualité, son ampleur, son sens du texte et de la musique.
Sur scène, elle interprète Nebula, son dernier album superbement produit par la bassiste américaine Meshell Ndegeocello, qui propose un répertoire éclectique allant de Thelonious Monk à Björk.
Élégance, gravité, sobriété et swing en profondeur, elle a sa façon de faire danser les mots de sa voix chaleureuse et mélancolique. Elle pose d’ailleurs ses propres paroles sur des standards de Wayne Shorter, Joe Henderson, Tina Brooks ou Monk.

Née d’un père ivoirien et d’une mère hispano-marocaine, la gracieuse Laïka se fait connaître en chantant avec le big band de Claude Bolling qui lui a donné très tôt l’expérience de la scène et l’apprentissage de la rigueur.
Elle collabore avec Sixun, Julien Lourau, Steve Williams, Richard Galliano… et débute sa carrière de leader en 2004 avec la sortie de l’album Look at me now !, qui sera encensé par les médias et plébiscité par le public.
Discrète, Laïka aime mûrir les choses et prendre son temps. Elle revient en 2008 avec l’album Misery, hommage très remarqué à la légendaire Billie Holiday.

Par ailleurs, elle apprend la scène sur d’autres planches, celles du théâtre. Elle s’initie avec sérieux au métier d’actrice (L'École du Théâtre de Chaillot avec Aziz Kabouch, stages avec Irina Brook, à La Cartoucherie avec Philippe Adrien, avec Jack Garfein de l'Actors’ Studio…).
Elle participe à A Drum is a Woman, la comédie musicale d'Orson Welles et Duke Ellington avec Claude Bolling et Jérôme Savary ; Oli-Ola d'Eva Kaczor ; Peau d'Âne par Jean-Luc Jeener ; L'Indien en smoking d'Antoine Campo relatant la vie d’Heitor Villa-Lobos ; Le Petit Prince par Xaxier Lacouture ; Los Sobrinos del Capitan Grant par Paco Mir ; et récemment l’opéra-jazz de José Rivera et Laurent Cugny La Tectonique des nuages, mis en espace par François Rancillac.
On la retrouve également chez Lelouch dans Hasards ou coïncidences.

Seulement voilà, le démon du jazz reste le lieu où son expression personnelle prend toute son ampleur.
Laïka se réapproprie le jazz « classique », ajoutant sa touche singulière, si bien que d’habillages en renouvellements, les thèmes connus qu’elle interprète sont entièrement rénovés.


Discographie

- Look at me now !, 2004 –  Body & Soul
- Misery, 2008 – Blujazz
- Nebula, 2011 – Blue Note

la presse :

À propos de Nebula
« Nebula s’impose comme l’un des grands disques chantés de ce début d’année. À la fois labyrinthique et limpide, il révèle ses charmes dans un subjuguant strip-tease musical, entre jazz, bossa-nova soul ou pop. Onze perles aux nuances diverses, mariées par la force tranquille d’une interprète en état de grâce. »


[Mathieu Durand]

« Sans affectation ni forfanterie, son timbre de velours accroche la lumière d’un répertoire éclectique qu’elle a choisi seule. »


[Dominique Queillé]

« La douce amertume de son timbre, son phrasé sans joliesse ni pirouettes attrape-cœur, la manière dont elle resonge les contours d’une mélodie, le spleen bleu nuit qui émane de chaque mot, chaque souffle : tout concourt à la rendre aussi singulière qu’attachante. »


[Frédéric Goaty]