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Youn Sun Nah
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Justesse irréprochable, mise en place impeccable, fluidité du phrasé, elle possède en outre une palette de timbres étonnante et semble capable de tout chanter.
Celle qui fut chaleureusement applaudie, au côté du guitariste Ulf Wakenius, lors du Printemps de Bourges 2011, s’accompagne tour à tour d’une kalimba, d’une boîte à musique, ou improvise au kazou. Son jeu tout en nuances lui permet d’aller de la note murmurée à la puissance la plus explosive.
Née à Séoul, elle est bien connue en France où elle effectuait il y a quinze ans ses débuts dans le jazz.
Fille d’un père chef de chœur et d’une mère cantatrice, elle commence sa carrière musicale avec le Korean Symphony Orchestra, sans avoir véritablement étudié le chant. En 2003, elle obtient une reconnaissance totale du public et des médias coréens en devenant lauréate du prix de la meilleure artiste jazz de l’année. En 2004, la sortie de son album So I am… est largement fêtée par la presse française qui la présente comme l’une des chanteuses les plus singulières de la nouvelle génération, et déjà artiste confirmée. Épaulée sur scène le plus souvent par le guitariste suédois Ulf Wakenius (l’un des grands guitaristes de notre temps : Oscar Peterson, Pat Metheny, Niels Henning Orsted Pedersen…), ils seront rejoints par l’accordéoniste Vincent Peirani (révélé lors du concours international de Jazz de La Défense en juin 2003 où il remporte le premier prix d’orchestre) et par l’un des contrebassistes les plus en vue de sa génération : Simon Tailleu.
Discographie
- Voyage, avril 2009 – ACT
- Pop Project "Memory Lane", 2007 – Seoul Record
- So I am, 2004 – EMI, In Circum Girum
- Down by Love, 2003 – Sony Music
- Light for the People, 2002 – In Circum Girum
- Reflet, 2001 – Sony Music
Same Girl, 23 septembre 2010 – ACT
ffff Télérama ! – Choc Jazzman/Jazz Magazine
N° 1 des ventes jazz octobre 2010
Double disque d'or jazz
Youn Sun Nah a reçu le Prix Mimi Perrin du jazz vocal 2010 remis par l'Académie du Jazz, et le Award Best Jazz & Crossover Record of the Year aux Korean Music Awards 2010 pour la troisième année consécutive.
Un chant de sirène
Qui, rencontrant Youn Sun Nah, où l’entendant sur scène, ne succombe au charme de cette chanteuse coréenne qui semble débarquer d’une autre planète ? Se produisant aujourd’hui surtout en Europe, elle vit la moitié du temps à Paris, et l’autre à Séoul – où elle est une star nationale. Le 15 novembre dernier, Arièle Butaux, elle aussi tombée amoureuse, la recevait dans l’intimité du studio 106. Miraculeuse personne, assemblant autour d’elle des musiciens amis qu’elle élève spontanément à la hauteur de sa poésie vocale. Cherchez l’antonyme de « sorcière »… vous la trouverez en elle, Youn Sun Nah. Pas une fée : une femme à l’extrême civilité, attentive à l’autre, retenue dans la vie mais lâchant subrepticement sa folie furieuse dans la musique quand celle-ci risque de se noyer de tendresse.
Ici, elle commence par Shenandoah, folk song américaine sur laquelle la jeune trompettiste Airelle Besson lui offre de gracieux contre-chants ; puis Jockey full of bourbon, de Tom Waits ; un air traditionnel coréen, avec le guitariste Nguyên Lê. Entre autres chansons chavirantes, il y a encore Eleanor Rigby, des Beatles ; un Breakfast in Baghdad en duo avec un prodigieux accordéoniste, Vincent Peirani ; India Song, de Carlos d’Alessio et Marguerite Duras, avec Stéphan Oliva au piano ; un air des Choses de la vie, le film de Sautet. Et au final le Same girl de Randy Newman, où elle s’accompagne à la boîte à musique. Elle invite encore Renaud Czarnes à lire quelques pages engageantes de son premier roman, Un passant ordinaire. Telle est Youn Sun Nah, un enchantement de générosité.
Michel Contat
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À propos de l’album Same Girl
« Une atmosphère clair-obscur au carrefour des genres et orchestration dépouillée qui mettent en avant une voix acrobate, pour un album envoûtant. »
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Mathieu Durand
« Tout l’album navigue, comme en un rêve éveillé, entre minimalisme poétique et ferveur sensuelle, charme entêtant et énergie forte, toujours tempérée de douceur, la grande classe. »
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Pascal Anquetil
« Avec sa voix de mezzo au timbre lumineux, avec ce sens si personnel de l’intimité, de l’épure et du dépouillement, avec cet art très érotique du crescendo, Youn Sun Nah sème le trouble et invente l’inouï. »
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Pascal Anquetil
Son dernier album a beau s’intituler « Same Girl », titre emprunté à Randy Newman (qu’elle a l’abitude de chanter seule en s’accompagnant avec une petite boîte à musique), la chanteuse ne cesse de faire évoluer son art musical. La Coréenne assume comme jamais une vision ouverte et nuancée du jazz, faisant siens des titres aussi différents que le standard My Favorite Things, une reprise de Metallica, ou la poignante « Chanson d’Hélène » (de Philippe Sarde et Jean-Loup Dabadie) immortalisée par Romy Schneider. Ce dernier opus qui la remet en scène avec son fidèle complice guitariste Ulf Wakenius a connu un accueil critique et public exceptionnel. Avec aussi Vincent Peirani au piano et Simon Tailleu à la contrebasse.

Jean-Luc Caradec