|
|
|
![]() |
![]() |
musique du monde |
|
Dans le cadre et en ouverture du 3e Festival de la Voix - Soirée double plateau |
| Les Balkanes Polyphonies balkanes a cappella [www.balkanes.com] |
Aïcha Redouane Habib Yammine et l’Ensemble Al-Adwâr direction artistique : Loïc Pierre [www.mondomix.com] |
Milena Roudeva, Milena Jeliazkova, Marie
Scaglia, Martine Sarrazin : un jeune quatuor de muses complices aux timbres
fascinants, espiègle et généreux, repéré
puis récemment invité par Laurence Equilbey (Accentus) aux
Rencontres Internationales d’Art Vocal de l’Abbaye de Noirlac. « Au fil du temps, en interprétant un répertoire
de chants bulgares dits profanes, nous nous sommes aperçues que
l’hommage à la création, à la beauté
de la nature et la présence du Divin étaient de grande importance
sinon indissociables des thèmes abordés. la presse : « Elles témoignent de très convaincante manière que les traditions musicales peuvent survivre à l’émigration et trouver de nouveaux complices. Tendresse et fermeté des voix, alternance d’hétérophonies luxueuses et d’homorythmies follement sensuelles : on aurait tort de se priver. »
|
- Art du Maquâm arabe et chant soufi - Née dans le Moyen-Atlas marocain, Aïcha Redouane se passionne pour la tradition orale égyptienne du XIXe siècle (la Nadha) et pour l’art du Maquâm qui s’est épanoui dans les palais, salons, cafés et jardins ombragés du Caire jusqu’au début du XXe siècle. De sa rencontre avec Habib Yammine, percussionniste et ethnomusicologue libanais, est né l’Ensemble Al-Adwâr fort de ses quatre instrumentistes (cithare, luth, violon, flûte, tambour). Discographie : la presse : « Ferveur et majesté, passion communicative et rigueur : loin de tout revival, Aïcha Redouane et ses complices voyagent à travers les mille facettes d’une musique savante et sophistiquée, sublimant une poésie tantôt enjouée, tantôt dramatique ou ésotérique, riche en improvisations et variations. Elle et l’Ensemble Al-Adwâr (mot qui désigne une forme vocale raffinée et symboliquement l’éternel retour) maîtrisent l’art exigeant du Maquâm. Avec eux, la flamme et l’esprit d’une esthétique musicale sont au rendez-vous, servis par la conviction d’un chant qui vise l’essentiel, dans une constante recherche du tarab, la fameuse extase musicale. »
« C’est une des interprètes les plus respectés de ce style musical révéré par les mélomanes arabes dans la seconde moitié du XIXe siècle ; la Nahda, c’est littéralement la renaissance – littéraire, philosophique, religieuse, picturale, musicale – ; ce sera pendant quelques dizaines d’années le sommet de l’art multiséculaire du Maquâm, la musique classique arabe ; avant qu’elle ne soit détournée et dévoyée ; Aïcha Redouane, elle, ressuscite des pratiques et des répertoires dont tout le monde sait qu’ils ont existé, mais que l’on n’interprète plus dans le Maghreb et le Proche- Orient ; heureusement il restait quelques vénérables 78 tours des derniers interprètes et la source écrite des grands poètes arabes classiques, dont elle tire d’absolues splendeurs de délicatesse et d’agilité vocale. »
|
| Balkanes Coproduction Association « La Route de la Voix » à Lyon. | Photo : Neli Gueorgieva, Francis Vernhet |