MERCREDI 26 ET JEUDI 27 SEPTEMBRE À 20 H
VENDREDI 28 ET SAMEDI 29 SEPTEMBRE À 20 H 30
DIMANCHE 30 SEPTEMBRE À 17 H
représentation supplémentaire :
mardi 2 octobre à 20h !

SOUS CHAPITEAU, MAIL SAINT-GILDAS

[Durée : 1 h 30]

Les beaux dimanches (I / XI)


à partir de 8 ans

ARTS DE LA PISTE - BALLET FUNAMBULESQUE

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Dossier de presse

Programme de soirée

Dossier pédagogique

[ www.lescolporteurs.com ]

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Cie Les Colporteurs

Création pour 7 funambules et les musiciens du
Wildmimi Antigroove Syndicate

Mise en scène Antoine Rigot Fildeféristes Florent Blondeau, Sanja Kosonen, Andreas Muntwyler, Agathe Olivier, Julien Posada, Molly Saudek, Ulla Tikka Musiciens Boris Boublil, Antonin Leymarie, Rémi Sciuto, en alternance avec Adrien Amey, Nicolas Mathuriau, Eve Risser Assistante à la mise en scène Cécile Kohen
Directeur Technique
Eric Hennaut
Designer sonore
Stéphane Comon Création lumière Thomas Bourreau
Régisseur lumière
Thierry Azoulay Régisseur plateau Francis Rault Création costumes
Gaëlle Seydoux, Isabelle Leeton Constructeur scénique
Serge Calvier / Nil Admirari
Régie chapiteau
HMMH
Installation et training fil

Olivier Roustan

Deux ouvrages à lire de toute urgence :
Petit traité de funambulisme de Philippe Petit, Éd. Actes Sud
Le funambule de Jean Genêt, Éd. Gallimard.

RESTAURATION
Mille et un petits plats
Pour se retrouver entre ami(e)s, en famille autour de Mille et un petits plats !
Brigitte, chef cuisinière, vous attend, 1h30 avant, et après le spectacle, sous son chapiteau « illuminé-chauffé » pour savourer des assiettes gourmandes, ou autour d’un verre, dans une ambiance conviviale.
Voici quelques propositions culiaires alléchantes, toutes faites maison ! : soupe au pistou, assiette du Gers, tajine, assiette des légumes, assiettes de fromages, Far breton ; punch, vin, champagne, au choix !
Bon appétit !
N’hésitez pas à réserver dès à présent auprès de nos hôtesses d’accueil au
02 54 08 34 34

Le Fil sous la neige

L’homme claudiquant s’est écarté de la piste rougeoyante et couve des yeux au-dessus de lui sept jeunes filles et garçons, ludions s’emparant de l’entrelacs de fils, sur douze millimètres d’acier torsadé : enjambements, glissades, poursuites, franchissements sur pointes, femmes libellules, génuflexions, rebonds et tournoiements, yeux bandés, embrassades, final « sidérant », notes cristallines ou saxophone vibrionnant, tout est plaisir, prouesse et délicatesse – larmes aux yeux.
Avec ce tissage de fils et leur circulation, LE RÊVE des funambules est réalisé, puisque affranchi(e)s des extrémités vers lesquelles courir et buter perpétuellement.

" En vérité, le poète, le vrai poète, possède l’art du funambule. Écrire c’est avancer mot à mot sur un fil de beauté, le fil d’un poème, d’une oeuvre ..."

[Maxence Fermine - Neige]

Funambule : du latin funis qui signifie corde et ambulare, se promener sans but précis.

« Il y a six ans, j’ai hésité avec la vie. En fait en s’entraînant, sur la plage, à moitié dans l’eau ; et puis voilà, un mauvais réflexe ; je tombe sur la tête, et puis je suis comme un sac de sable ; ce jour-là tout a basculé.
Cela faisait vingt ans que je courais sur les fils.
Cela faisait vingt ans que j’étais funambule. »

[Antoine Rigot]

« Bien au-delà de la conjuration du vertige, l’art du funambule est la quête éperdue, toujours recommencée, dérisoire et sublime, d’un centre provisoire. […] Vieux comme le monde (la danse de corde est apparue en Chine il y a six mille ans), porté à son plus haut point d’expressivité chorégraphique par Madame Saqui tout au long du XIXe siècle, puis enrichi au XXe par l’exigence de prouesse acrobatique qu’impose le cirque et par l’invention d’un câble métallique spécifique, l’art du funambule fascine partout et de tout temps, surtout lorsqu’il est pratiqué à grande hauteur. Son esthétique est, par excellence, celle de la sidération : peu importe le costume de l’équilibriste ou la musique qui l’accompagne, l’effet dramatique produit sur les spectateurs réside presque tout entier dans le seul acte, inconcevable, de marcher dans le vide. La fascination, même universelle et immémoriale, finit pourtant par lasser. Or le déjà-vu, que les jongleurs, les clowns et les acrobates du nouveau cirque ont su déjouer depuis un quart de siècle, semblait encore, il y a peu, devoir coller aux fildeféristes […]. C’était compter sans Les Colporteurs : les spectateurs de leur dernière œuvre diront sans doute, avec nous, qu’ils n’avaient jamais vu le fil ainsi, voire qu’ils n’avaient encore jamais vu de fil tout court ! Le fil sous la neige est en effet le premier spectacle, exclusivement "de fil", réunissant un si grand nombre de funambules.
Phénomène marquant de l’histoire du cirque, l’autonomisation de chacun des arts du cirque, intervenue dans les années 1990, ne s’affirmait guère, jusqu’en 2000, que sur le mode du solo ou du duo. Désormais, avec ces collectifs nombreux, une nouvelle étape est franchie dans la reconnaissance de la puissance expressive spécifique de chacun de ces arts. Car le ballet apporte deux nouveautés : le contraste des styles individuels et la constitution de langages communs. Ce dernier point est crucial, tant le fil était jusqu’à présent une activité intime, solitaire et lourde de secrets jalousement gardés. Avec le partage des savoirs et des savoirfaire, c’est le statut même de la pratique qui change : cumul et mutualisation des connaissances, solidarité et curiosité créatrice iront désormais de soi. En outre, pour le public, le grand nombre d’interprètes démultiplie presque à l’infini celui des regards et des points de vue. »

[Jean-Michel Guy]

« Cet amour […] que tu dois montrer à ton fil, il aura autant de force qu’en montre le fil de fer pour te porter. Je connais les objets, leur malignité, leur cruauté, leur gratitude aussi. Le fil était mort – ou si tu veux muet, aveugle – te voici : il va vivre et parler.
 
Tu l’aimeras, et d’un amour presque charnel. Chaque matin, avant de commencer ton entraînement, quand il est tendu et qu’il vibre, va lui donner un baiser. Demande-lui de te supporter, et qu’il t’accorde l’élégance et la nervosité du jarret. À la fin de la séance, salue-le, remercie-le. Alors qu’il est encore enroulé, la nuit, dans sa boîte, va le voir, caresse-le. Et pose, gentiment, ta joue contre la sienne.
 
Certains dompteurs utilisent la violence. Tu peux essayer de dompter ton fil. Méfie-toi. Le fil de fer, comme la panthère et comme, dit-on, le peuple, aime le sang. Apprivoise-le plutôt.
 
Un forgeron – seul un forgeron à la moustache grise, aux larges épaules, peut oser de pareilles délicatesses – saluait ainsi chaque matin son aimée, son enclume :
– Alors, ma belle !
Le soir, la journée finie, sa grosse patte la caressait. L’enclume n’y était pas insensible, dont le forgeron connaissait l’émoi.
 
Ton fil de fer charge-le de la plus belle expression non de toi mais de lui. Tes bonds, tes sauts, tes danses – en argot d’acrobate tes : flic-flac, courbette, sauts périlleux, roues, etc. –, tu les réussiras non pour que tu brilles, mais afin qu’un fil d’acier qui était mort et sans voix enfin chante. Comme il t’en saura gré si tu es parfait dans tes attitudes non pour ta gloire mais la sienne.
 
Le sol te fera trébucher.
 
Qui donc avant toi avait compris quelle nostalgie demeure enfermée dans l’âme d’un fil d’acier de sept millimètres ? Et que lui-même se savait appelé à faire rebondir de deux tours en l’air, avec fouettés, un danseur ? Sauf toi, personne. Connais donc sa joie et sa gratitude.
 
Je ne serais pas surpris, quand tu marches par terre, que tu tombes et te fasses une entorse. Le fil te portera mieux, plus sûrement qu’une route.
 
Si ton amour, avec ton adresse et ta ruse, sont assez grands pour découvrir les secrètes possibilités du fil, si la précision de tes gestes est parfaite, il se précipitera à la rencontre de ton pied (coiffé de cuir) : ce n’est pas toi qui danseras, c’est le fil.
 
Raisonne de la sorte : un lourdaud, sur le fil fait le saut périlleux, il le loupe et se tue, le public n’est pas trop surpris, il s’y attendait, il l’espérait presque. Toi, il faut que tu saches danser d’une façon si belle, avoir des gestes si purs afin d’apparaître précieux et rare, ainsi, quand tu te prépareras à faire le saut périlleux, le public s’inquiétera, s’indignera presque qu’un être si gracieux risque la mort.
 
Vous êtes les résidus d’un âge fabuleux. Vous revenez de très loin. Vos ancêtres mangeaient du verre pilé, du feu, ils charmaient des serpents, des colombes, ils jonglaient avec des œufs, ils faisaient converser un concile de chevaux. »

[Jean Genet], Le Funambulein Le Condamné à mort et autres fantaisies, Éditions Gallimard

Biographie
Antoine Rigot, issu de l’École Nationale du Cirque Annie Fratellini, rencontre Agathe Olivier et crée un duo sur fil avec lequel ils sont primés au Festival mondial du Cirque de Demain ; après un passage par le cirque traditionnel (Roncalli), ils participent à la création du Cirque du Soleil, puis avec le Théâtre de l’Unité (Jacques Livchine ; remember 2500 ans d’histoire du théâtre et les Chambres d’amour…), ce sera Quasimodo et Histoire du soldat (Ramuz / Stravinski).
Ils créent en 1990 la (mythique) Volière Dromesko qui parcourt le monde quatre années durant et reçoivent le Grand Prix National du Cirque.
Adviennent ensuite :
Filao d’après le Baron perché d’Italo Calvino et ses représentations dans l’Europe entière ;
• il y a les rencontres avec Langhoff, le Foots et Lazlo et dès cette époque Antoine s'implique dans les mises en scène des projets qu'il mène et parfois initie avec chacun d'eux...
et malgré l'accident il y a la rencontre avec Corsetti et la fondation du projet de Bourg Saint Andéol (aujourd'hui baptisé La Cascade) avec les Nouveaux Nez...

LA PRESSE :

« L’envol des fourmis.
Des funambules ailés voltigent sur des fils croisés. Une ode à la fragilité.

C’est fragile, des fourmis ailées, et c’est dérangeant. Ça ne vole pas longtemps, ça s’insinue partout, avant de perdre ses ailes et de finir sa vie dans un trou. Une vie de fourmi ailée, ça tient dans un souffle… Antoine Rigot, fildefériste victime d’un gravissime accident de piste, n’a pas imaginé un spectacle sur les hyménoptères. Et pourtant… Avec leurs ombrelles en forme d’ailes ou de raquettes (une seule, et pour les filles seulement),

les danseuses de cordes (une rouge, une noire et deux autres brun caramel) ont l’air de jeunes reines parées pour un vol nuptial. Privés de ces sortes d’ailes, les garçons partent à l’assaut des demoiselles… Les plus belles images sont bien celles où le metteur en scène réunit tout son essaim, dans un entrecroisement de fils, à quelques mètres au-dessus du sol. Lui ne s’envolera plus. Avec son corps cassé, avec sa voix, Antoine Rigot évoque son accident, dans un sobre préambule.

A partir de quoi, il construit un spectacle sur la fragilité – et non pas sur le handicap. En fait, il n’y a rien ici qui ne fasse sens. De la sortie de la chrysalide à la claudication de la vieille reine, en passant par le morceau de bravoure de la fourmi rousse juchée sur pointe… Une autre vie commence, après la course folle vers le soleil. Antoine Rigot, et c’est heureux, n'a pas perdu le fil. »


Mathieu Braunstein
- 15 août 2007

« Sept funambules sur une toile d’araignée,sept fildeféristes virtuoses qui se partagent un entrelacs de fils entre ciel et terre ; à l’origine, Agathe et Antoine, couple de funambules mythiques, à l’arrivée un spectacle bourré de prouesses et de trouvailles. »


[Françoise Dargent]

« Une volée d’acrobates grimpe sur des fils tendus à différentes hauteurs, striant l’espace en tous sens,arachnéens ; ils cavalent dans les airs, s’adonnent à des circulations affairées, sautant d’un niveau à l’autre, avec l’aisance stupéfiante des vagabonds célestes. »


[Gwénola David]

« Rien de mieux que ce ballet sur fil pour planer en famille au-dessus du train-train quotidien ; dirigé par LA figure contemporaine de l’art fildefériste, Antoine Rigot, voilà un étourdissant ballet aérien, tour à tour poétique et jubilatoire, qui nous fait cheminer à la hauteur vertigineuse d’un homme qui s’est battu pour rester debout. Courez-y. »


[Marie-Emmanuelle Galfré]

« Sept funambules sur huit fils tissés, à différentes hauteurs ; des solos,des duos,des partitions à plusieurs pour exprimer la recherche de soi et des autres ; un spectacle esthétique qui devrait faire date dans l’histoire du cirque contemporain. »


[Stéphanie Barioz]

« Rien, en fil, ne sera plus jamais comme avant ! Festival de prouesses : saltos avant-arrière, grands écarts, flip flap, portés défiant l’entendement et figures rarissimes. Tangage et fascination garantis, d’autant qu’en nous faisant oublier le fil,ils nous le font totalement éprouver ; un spectacle placé sous le signe du destin et de la transcendance, image inoubliable de sept fildeféristes se tenant par la main, sur un même câble. »


Le Magazine de la création
Hors les murs [Jean-Michel Guy]

 

TOURNÉE 07/08

le 7 et 8 septembre 2007 / Vilnius (Lituanie)

14, 15, 16 septembre 2007 / Varsovie (pologne)

avis des spectateurs :
"Nous avons vu ce spectacle et nous avons aimé
Ce moment de grande maîtrise et de tendresse,
De douceur et de fermeté.
 
Continuez à nous proposer des spectacles
Enchanteurs…"
Coproduction Théâtre Firmin Gémier, Scène Conventionnée d’Antony – Culture Commune, Scène Nationale du bassin minier du Pas de Calais – Cirque-théâtre d’Elbeuf,Centre Régional des Arts du Cirque de Haute Normandie - Agora, Scène Conventionnée de Boulazac – Circuits, Scène Conventionnée de Auch GersMidi Pyrénées – La Ferme du Buisson, Scène Nationale de Marne la Vallée – LeManège de Reims, Scène Nationale – La Verrerie d’Alès en Cévennes, pôle cirque Région Languedoc Roussillon – Service Culture du SAN de l’Isle d’Abeau - Le Parapluie, Centre des Arts du Clown de Bourg-Sainnt-Andéol – Cirque Jules Verne, Pôle Régional des Arts du Cirque, Amiens Métropole | Soutien EPPGHV La Villette Paris – Festival Furies, Châlons-en-Champagne | Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication–DMDTS – Conseil Régional Rhône-Alpes – Conseil Général de l’Ardèche – SPEDIDAM | La Cie Les Colporteurs est conventionnée par la DRAC Rhône-Alpes. Photo : Christophe Raynaud | Photo : Christophe Raynaud de Lage

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