JEUDI 17
ET VENDREDI 18 JANVIER À 20 H 30
| SALLE GASTON COUTÉ
[Durée : 1h]

Le prix MIMOS 2007, du Festival International du Mime de Périgueux, est attribué au spectacle GAFF AFF de la compagnie suisse Zimmermann et De Perrot, invitée d'Equinoxe en Janvier 2008 (Le Monde - 9 août 07).
Nous sommes heureux pour eux et c'est peu dire que nous vous y attendons...


à partir de 8 ans

ARTS De LA PISTE / MUSIQUe / HUMOUR / ARTS PLASTIQUES

Réservation

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Dossier de presse

Programme de soirée

[ www.zimmermann
deperrot.com ]

UNE PIÈCE DE ET AVEC
Martin Zimmermann
et Dimitri de Perrot (Suisse)

Réalisation décor
Pius Aellig, Jean-Marc Gaillard
Création lumière

Ursula Degen
Création sonore

Andy Neresheimer
Collaboration dramaturgique

Julien Dütschler
Collaboration artistique

Aurélien Bory, Arnaud Clavet, Alexandra Bachtzetsis-Goury, Aline Muheim, Lex Trüb
Recherche emballage

Claude Gloor

Gaff Aff

Sur une scène circulaire aux allures d’immense tourne-disque, telle une piste de danse, voilà la parodie poétique et métaphorique de notre condition humaine, qui nous voit tourner-en-rond, nous agiter, tantôt frénétiques – tantôt hagards.
Martin Zimmermann, Buster Keaton lunaire, homme élastomère, « s’échappe » en sculptant-détournant-découpant une infinité de cartons colorés (évoquant les cloisons-emballages-meubles de notre quotidien « envahissant ») pour mieux débusquer brèches, trouées, échap-patoires.
Issu du CNAC de Châlons-en-Champagne et décorateur diplômé à Zurich, il fut du mythique spectacle Le Cri du caméléon du Cirque Anomalie.
À ses côtés, Dimitri de Perrot est le compositeur, magicien des vinyles, qui orchestre en direct un hallucinant bain musical.
À l’unisson, la performance de ces deux artistes célébrés en leur pays devrait vous ravir, deux bons soirs durant.
[À noter, la collaboration artistique d’Aurélien Bory de la Cie 111…]

D’un rebut de la société, d’un emballage du « lifestyle », d’une simple boîte en carton laissée en reste, le chorégraphe et le musicien font tout d’abord une fragile construction, qui devient finalement comme une cabane foraine, leur théâtre. Il en résulte une chose vivante, autarcique, qu’ils font croître avec amour et confiance. En un tour de main, une découpe, un pli, une courbure, une déchirure, suffisent pour en faire l’espace d’une scène, un chez-soi dans lequel ils retrouvent une identité, une importance…

LA PRESSE :

« Gaff Aff est un doigt d’honneur lancé aux audits des petits chefs, aux relevés comptables et autres projets de développement; il a aussi la tristesse des colères inutiles, tel Buster Keaton en équilibre sur sa locomotive. C’est un geste punk à l’énergie désespérée, se débattant avec l’avènement de l’homme mis en boîte. »


[BrunoMasi]

« Un moment de scène fragile, voici nos yeux et nos oreilles en suspens ; Dimitri de Perrot danse littéralement avec ses 33 tours de carton, ses pièces de monnaie, son polystyrène ! Le fuel musical de l’un est le moteur de l’autre, habité par ses scratchs aériens et ses mélodies, à l’énergie exponentielle. Quel joli manège ! »


[Cathy Blisson]

« À la faveur de la nuit,
l’homme-marionnette, l’homme-moderne, retombe en enfance ; le carcan de papier plie sous les désirs de ses doigts magiques et esquisse une scène féerique.Voilà une performance gestuelle et visuelle des plus fines.»


[Dimitri Denorme]

« Paris sacre enfin ces deux têtes chercheuses, dont chacune des créations suscite l’étonnement et l’enthousiasme des jeunes Suisses, branchés ou pas; cette joyeuse parodie des temps modernes, tout à la fois chaplinesque et beckettienne, est bigrement originale, ludique, inventive, plastique. Sus à la torpeur, foin de la morgue ; bougez-vous ! »


[Anne Fay]

« Abstraction poétique avec un Gaston Lagaffe pris au piège et un musicien qui impressionne entre scratchs et doux bruissements. Tant l’humour et la clownerie, que l’évocation fine de nos existences sont convoqués dans ce spectacle sans paroles, mené avec une précision de chef. On s’y laisse voguer dans une rêverie aigre-douce. »

24 heures Lausanne
[Anne-Sylvie Sprenger]

« Le monde sur une platine, avec en cadeau des trouées vers le ciel ; une Merveille ; qui pourrait se résumer ainsi : naissance, vie etmort d’un quidam aux allures de businessman modèle. C’est de la science-fiction politique qui signale la fuite des âmes, bouffonne sur le dos du matérialisme, grâce à deux compères qui restent galopins quand ils pensent. Quel don ! »


[Alexandre Derridoff]

«Une vraie identité, façon art brut. Un duo poétique qui cultive l’humour à partir d’une réalité absurde. Le pari est réussi. »


[Françoise Delbecq]

« Un spectacle original, burlesque, drôle et mélancolique, pur, unique, exemplaire. »


[Annie Chénieux]

« Le jury a salué le lien organique entre le travail gestuel et la recherche musicale dans un spectacle qui met en relief l’aliénation du monde du travail, tout en parvenant à surprendre et à toucher les spectateurs. »


Genève (Suisse)

«Gaff aff» fait un carton

Un corps ordinaire plongé dans un monde hystérique : c’est Gaff Aff, fable burlesque et inventive incarnée par le duo Martin Zimmerman et Dimitri de  Perrot. Ils étaient jeudi et vendredi à Equinoxe. Rencontre.

Un corps jetable. Malléable. Dépourvu de volonté, il subit la marche  écrasante du monde qui l’entoure. Tel est le personnage principal de «Gaff  Aff» : un cadre moyen, plongé dans un monde d’illusions et de faux-semblants. Un monde en carton-pâte qui tourne souvent à l’envers, dans  lequel notre «Monsieur tout le monde» - portable vissé à l’oreille - tente  de se frayer un chemin, dans un équilibre précaire. L’odyssée est burlesque,  périlleuse, drôle et cruelle, dans un univers visuel étonnant, entre Buster  Keaton et Michel Gondry. Le décor, composé de pièces de carton (matière  fragile par excellence), évolue au fil du spectacle. Les artisans de ce manège vivant sont suisses : Martin Zimmermann, clown de  génie, incarne cet homme d’affaire dégingandé ; Dimitri de Perrot, aux  platines, façonne en direct le paysage sonore dans lequel il évolue. Tous  deux ont construit de A à Z ce petit monde hystérique.
«Au départ, je  travaille la scénographie, le décor» explique Martin. «Dimitri, à partir de  cette base, compose la musique. Puis c’est un dialogue constant entre le  décor, la musique, le corps, une recherche permanente qui se poursuit sur  scène. Cela fait dix ans qu’on travaille de cette manière, ensemble, et on  commence seulement à comprendre les choses» sourit-il. «Gaff Aff» est né d’un questionnement quasi-philosophique. «On s’est  demandés : qu’est ce qui retient l’attention des gens aujourd’hui, dans un  monde submergé de publicité et de messages, qui impose un uniforme à tout le  monde ? On a voulu extraire un individu de la masse, le plonger dans un  monde d’emballages, une société jetable, et l’observer».    «Mon métier, c’est clown, c’est ce que j’ai toujours voulu faire» poursuit- il. Je me pose souvent la question : pourquoi faire rire ? Pourquoi certains  rythmes, certains gestes, déclenchent le rire alors que tout le monde les  fait chaque jour de façon banale ?» Dans «Gaff Aff», la musique fonctionne comme un contre-point du  personnage. «C’est un personnage à part entière» juge Dimitri, avec ses  états d’âme et ses émotions. Le travail de mix est réalisé sur scène, à  partir d’éléments sonores

créés spécialement pour le spectacle, samplés et  triturés en direct. Un ballet millimétré, car la musique de Dimitri et le  jeu de Martin se répondent en temps réel, créant trouble, hilarité et  malaise chez le spectateur. Le duo se sent de plus en plus à l’aise dans ce dispositif ingénieux. «Plus  on le joue, plus ça devient beau, plus on est libres et on peut se laisser  aller. Cela devient un vrai plaisir» confie Dimitri.  Après 130 représentations, le duo va pourtant devoir tourner la page «Gaff  Aff». Cet été, il s’attellera à sa nouvelle création. «Cette fois-ci, on se  sera pas deux : des circassiens, des danseurs vont jouer avec nous, et se  fondre dans notre univers» se réjouit les deux artistes. Le spectacle,  produit par Equinoxe, sera visible en mai 2009 sur la grande scène. Le duo  de renommée internationale ne tarit pas d’éloges sur la scène nationale  castelroussine. «On parlait de «monde d’emballages» : dans ce contexte, le  théâtre doit jouer un rôle de résistance, rester ce lieu de rencontre  physique entre le public et les artistes. Ici, un travail formidable est  réalisé, c’est une chance, il faut en avoir conscience !»

Sylvain Arnulf

Coproduction Théâtre de Vidy Lausanne, Le Merlan, Scène Nationale à Marseille,Theater Chur, Association Zimmermann et de Perrot | Théâtres associés : PiuFestival – Brescia | Soutien à la création Pro Helvetia, Fondation Suisse pour la culture, Ville de Zürich, Canton de Zürich, Pour-cent culturel Migros, Fondation Sophie et Karl Binding, Ernst Göhner Stiftung, SSASociété Suisse des Auteurs | Aide à la tournée Pro Helvetia, Fondation Suisse pour la Culture | Soutien triennal à la compagnie Fondation BNP Paribas | Résidence de création au Théâtre de Vidy-Lausanne E.T.E.| Photo : Mario del Curto et Benjamin Renout - Agence Enguerand

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