MARDI 1ER ET MERCREDI 2 AVRIL À 20 H | ÉQUINOXE

[Durée : 3 h avec entracte]

 

théâtre

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Programme de soirée

DE ET MIS EN SCÈNE PAR Wajdi Mouawad (Québec)

Une Présentation de Théâtre Abé Carré Cé Carré

Avec
Gérald Gagnon : Antoine Ducharme, plusieurs personnages
Andrée Lachapelle : Nawal 60 ans
Marie-Claude Langlois : Sawda, Elhame
Isabelle Leblanc : Jeanne
Mireille Naggar : Mère de Nawal, Nawal 40 ans
Pankov Valeriy : Nihad
Lahcen Razzougui :Simon, Wahab
Isabelle Roy : Nawal 14 ans
Richard Thériault : Hermile Lebel, plusieurs personnages

Assistance à la mise en scène : Alain Roy
Scénographie et costumes : Isabelle Larivière
Lumières :
Éric Champoux
Composition et direction musicale : Michel F. Côté
Maquillage - coiffure :
Angelo Barsetti
Accessoires :
Marie-Ève Lemieux

Direction de production et de tournée :
Maryse Beauchesne
Direction technique et régie son : Alexandre Brunet
Régie éclairage :
Eric Le Brech
Régie plateau :
Marc-André Bouchard

Représentant international :

Sarah Ford / Quaternaire
Coordination de tournée :
Olivia Morin

Incendies

Il y a bien longtemps, nous invitâmes Littoral de Wajdi Mouawad (2000, salle Gaston Couté) et résonnent encore les mots proférés, incarnés par une troupe d’un engagement total. Depuis lors, Wajdi délaissant le Festival de Théâtre des Amériques et son Québec a sillonné l’Hexagone et « triomphé » avec Forêts que nous vous montrerons en 2009. Pour l’heure, voici la deuxième pièce du puzzle.
Venez entendre Nawal, mère épique, et ses enfants…

Une pièce qui nous amène ailleurs, aux frontières de la haine et de l’amour, du poème et de la balle de fusil.
Simon (un jeune boxeur) face à l’incompréhension, au manque de moyens. Sa mère vient de mourir et il ne peut pas la pleurer. Pour l’instant il la déteste, ne l’a jamais comprise, ne s’est jamais senti aimé par elle. Maintenant seul avec sa sœur jumelle, ils se retrouvent chez le notaire à recevoir les dernières et curieuses volontés de cette mère qui gardait mystérieusement le silence depuis plusieurs années. « Maintenant que nous sommes ensemble, ça va mieux » sont les dernières paroles qu’elle a dites, peu de temps avant de mourir. Pourquoi est-elle sortie de sa léthargie avec cette phrase énigmatique ? Les enfants, malgré eux, écoutant une force qui les attire sur la trace de leurs origines, partent à la recherche d’un père et d’un frère qu’ils croyaient morts. Ce voyage s’avère une véritable quête initiatique, menant de surprises en découvertes, d’expériences en rituels de passage, de formations en apprentissages. « Il y a des vérités qui ne peuvent être révélées qu’à condition d’être découvertes », entendons-nous dans la pièce, à la fois comme un leitmotiv et comme une clé du suspense.
La haine maintenant fait pâle figure devant la survie, devant l’apprentissage, devant les possibles de l’amour, devant la capacité d’aimer…

LA PRESSE :

«Wajdi Mouawad écrit la même pièce depuis toujours, mais elle est de plus en plus belle : la beauté du monde est tapie sous les décombres… Ici, Nawal, la mère, enjoint à ses deux enfants, par testament interposé, de reconquérir leur identité en retrouvant père et frère. Simon s’accroche désespérément à ses racines toutes fraîches ; Jeanne, mathématicienne, trouve l’immense courage de s’éloigner de la géométrie précise qui dessinait sa vie. Elle part, assistée par un notaire généreux au verbe fantaisiste. La mise en scène épurée et elliptique va alors soutenir le souffle lyrique de cette pièce, de ce cri dans la torpeur, coup de tonnerre.»

[La Presse-Montréal,
Anne-Marie Cloutier]

« Rarement on aura éprouvé au théâtre une telle sensation de traversée ; à chaque pas, Incendies gagne une dimension plus universelle, pour atteindre à la fable. Au terme on se sent alors tout proches. Pris par l’émotion. »


[Maïa Bouteillet]

« L’enfance est un couteau planté dans la gorge. Il n’est pas facile de le retirer. Dans la souffrance et la douleur, le plus difficile n’est pas de se battre, mais, au contraire, de ne pas le faire, de vaincre la haine et le désir de vengeance que génèrent les sévices infligés à soi-même ou aux siens, de construire plutôt que de détruire. C’est ce défi que

laissera Nawal en héritage à ses deux enfants : jumeaux, Romulus et Remus nourris par une mère louve, rouge du sang de ses compatriotes et du sien, devront retracer le fil de l’existence de leur mère, découvrir les horreurs qui l’ont façonnée. […] Ce texte magnifique, à la fois brutal et poétique, riche et sans excès, parvient à traiter d’une façon extrêmement émouvante des indissociables constituants de la vie qui n’est pas laide malgré sa beauté, mais belle malgré sa laideur. Cette pièce est bouleversante. »

Le Devoir Montréal
[Sophie Pouliot]

« Un dénouement comme la coda d’une sonate de Beethoven, une résolution finale où l’effroi paroxystique s’accompagne d’une douceur et d’une espérance mystérieuses. Cette pièce impressionnante est une histoire de famille, d’amour et de haine ; une exploration de l’âme dans cet univers fondamental que Jung appelait psychologie des profondeurs ; le propos est ambitieux et le résultat atteint des moments d’une profonde intensité.»


[Hervé de Saint-Hilaire]

« L’auteur fait parler la femme, Nawal, au conditionnel : elle n’ira pas se faire sauter avec des grenades ; parce qu’elle a fait une fois la promesse d’apprendre à lire, à écrire, à compter, à penser, à parler. La pièce quitte le réel et touche à la mythologie, le spectacle n’a pas peur des métaphores, les acteurs font un parcours sans faute. Vous êtes embarqués, conquis, magnétisés par l’intelligence de l’œuvre, la force de son imagination, la qualité d’approche des événements actuels, majeurs. Incendies est une grande et belle chose. »


[Michel Cournot]

«Ombreuse,d’une intelligente construction, balayée par une langue au souffle sauvage et altier, cette œuvre, qui débusque l’absurdité de la guerre à sa racine même, c’est-à-dire dans ces profondeurs grises de l’être, où Éros flirte avec Thanatos, est la digne filleule de la grande tragédie grecque ; volcanisme du texte, simple, puissamment imagée, ritualiste, filmique par ses recours au flash-back, la mise en scène se déploie sur scène ; la langue est véhémente, éperdue ; les acteurs sont exaltés, certains stupéfiants; paradoxalement, c’est profondément émus et apaisés que nous nous séparons d’Incendies ; un grand moment de notre dramaturgie, rien de moins. Il serait triste que Montréal seule en profite.»

Le Soleil Montréal
[Jean Saint-Hilaire]

avis des spectateurs :

Merci pour cette soirée formidable,
Spectacle très émouvant (j’ai entendu le silence de Nawan et aussi …le silence du public dans la salle)
Qui nous rapproche tellement de notre humanité ….
Avec tout ce qu’elle comporte d’horreur et d’amour.
C’était un grand moment : je vais en parler largement autour de moi toute cette journée
Merci encore et à bientôt

Chantal

Bonjour, un grand merci de m’avoir conseillé Incendies. La relance pour utiliser ma contre marque a porté ses fruits ; J’ai pu profité d’un spectacle exceptionnel alors que je ne l’avais pas sélectionné au départ ; Heureusement que les services d’Équinoxe veillent au grain !
Bien amicalement

Anne Marie Meli

François, Il me faut te dire l'immense émotion que m'a procuré Incendies. Absolument. Un pur joyau théâtral : un texte qui est une vraie déflagration en lui-même, une mise en scène moderne, riche, intelligente, jamais gratuite, servie par des comédiens parfaits, justement au service de l'oeuvre. Il m'a semblé toucher du doigt la perfection. Un tel degré d'intensité dans l'émotion ne se peut que s'il y a "overdose d'humanité". Ce fut le cas avec Incendies. Encore merci.

Michel

Une Présentation de Théâtre Abé Carré Cé Carré -Une création du Théâtre de Quat’Sous / En coproduction avec le Festival de théâtre des Amériques-le Théâtre Ô Parleur-l’Hexagone, Scène nationale de Meylan - le Dôme Théâtre d’Albertville Scène conventionnée - Scène nationale d’Aubusson Théâtre Jean Lurçat - le Festival international des Francophonies en Limousin - le Théâtre 71 Scène nationale de Malakoff | Photo : Orangetango et Yves Renaud

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