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[Durée : 3 h avec entracte] |
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théâtre |
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DE ET MIS EN SCÈNE PAR Wajdi Mouawad (Québec) Une Présentation de Théâtre Abé Carré
Cé Carré Assistance à la mise en scène : Alain
Roy |
Incendies Il y a bien longtemps, nous invitâmes
Littoral de Wajdi Mouawad (2000, salle Gaston Couté) et
résonnent encore les mots proférés, incarnés
par une troupe d’un engagement total. Depuis lors, Wajdi délaissant
le Festival de Théâtre des Amériques et son Québec
a sillonné l’Hexagone et « triomphé »
avec Forêts que nous vous montrerons en 2009. Pour l’heure,
voici la deuxième pièce du puzzle. Une pièce qui nous amène ailleurs, aux frontières
de la haine et de l’amour, du poème et de la balle de fusil.
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LA PRESSE : |
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«Wajdi Mouawad écrit la même pièce depuis toujours, mais elle est de plus en plus belle : la beauté du monde est tapie sous les décombres… Ici, Nawal, la mère, enjoint à ses deux enfants, par testament interposé, de reconquérir leur identité en retrouvant père et frère. Simon s’accroche désespérément à ses racines toutes fraîches ; Jeanne, mathématicienne, trouve l’immense courage de s’éloigner de la géométrie précise qui dessinait sa vie. Elle part, assistée par un notaire généreux au verbe fantaisiste. La mise en scène épurée et elliptique va alors soutenir le souffle lyrique de cette pièce, de ce cri dans la torpeur, coup de tonnerre.» [La Presse-Montréal, |
« Rarement on aura éprouvé au théâtre une telle sensation de traversée ; à chaque pas, Incendies gagne une dimension plus universelle, pour atteindre à la fable. Au terme on se sent alors tout proches. Pris par l’émotion. »
« L’enfance est un couteau planté dans la gorge. Il n’est pas facile de le retirer. Dans la souffrance et la douleur, le plus difficile n’est pas de se battre, mais, au contraire, de ne pas le faire, de vaincre la haine et le désir de vengeance que génèrent les sévices infligés à soi-même ou aux siens, de construire plutôt que de détruire. C’est ce défi que |
laissera Nawal en héritage à ses deux enfants : jumeaux, Romulus et Remus nourris par une mère louve, rouge du sang de ses compatriotes et du sien, devront retracer le fil de l’existence de leur mère, découvrir les horreurs qui l’ont façonnée. […] Ce texte magnifique, à la fois brutal et poétique, riche et sans excès, parvient à traiter d’une façon extrêmement émouvante des indissociables constituants de la vie qui n’est pas laide malgré sa beauté, mais belle malgré sa laideur. Cette pièce est bouleversante. » Le Devoir Montréal |
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« Un dénouement comme la coda d’une sonate de Beethoven, une résolution finale où l’effroi paroxystique s’accompagne d’une douceur et d’une espérance mystérieuses. Cette pièce impressionnante est une histoire de famille, d’amour et de haine ; une exploration de l’âme dans cet univers fondamental que Jung appelait psychologie des profondeurs ; le propos est ambitieux et le résultat atteint des moments d’une profonde intensité.»
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« L’auteur fait parler la femme, Nawal, au conditionnel : elle n’ira pas se faire sauter avec des grenades ; parce qu’elle a fait une fois la promesse d’apprendre à lire, à écrire, à compter, à penser, à parler. La pièce quitte le réel et touche à la mythologie, le spectacle n’a pas peur des métaphores, les acteurs font un parcours sans faute. Vous êtes embarqués, conquis, magnétisés par l’intelligence de l’œuvre, la force de son imagination, la qualité d’approche des événements actuels, majeurs. Incendies est une grande et belle chose. »
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«Ombreuse,d’une intelligente construction, balayée par une langue au souffle sauvage et altier, cette œuvre, qui débusque l’absurdité de la guerre à sa racine même, c’est-à-dire dans ces profondeurs grises de l’être, où Éros flirte avec Thanatos, est la digne filleule de la grande tragédie grecque ; volcanisme du texte, simple, puissamment imagée, ritualiste, filmique par ses recours au flash-back, la mise en scène se déploie sur scène ; la langue est véhémente, éperdue ; les acteurs sont exaltés, certains stupéfiants; paradoxalement, c’est profondément émus et apaisés que nous nous séparons d’Incendies ; un grand moment de notre dramaturgie, rien de moins. Il serait triste que Montréal seule en profite.» Le Soleil Montréal |
| avis des spectateurs : |
Merci pour cette soirée formidable, Chantal Bonjour, un grand merci de m’avoir conseillé Incendies. La relance pour utiliser ma contre marque a porté ses fruits ; J’ai pu profité d’un spectacle exceptionnel alors que je ne l’avais pas sélectionné au départ ; Heureusement que les services d’Équinoxe veillent au grain ! Anne Marie Meli François, Il me faut te dire l'immense émotion que m'a procuré Incendies. Absolument. Un pur joyau théâtral : un texte qui est une vraie déflagration en lui-même, une mise en scène moderne, riche, intelligente, jamais gratuite, servie par des comédiens parfaits, justement au service de l'oeuvre. Il m'a semblé toucher du doigt la perfection. Un tel degré d'intensité dans l'émotion ne se peut que s'il y a "overdose d'humanité". Ce fut le cas avec Incendies. Encore merci. Michel |
| Une Présentation de Théâtre Abé Carré Cé Carré -Une création du Théâtre de Quat’Sous / En coproduction avec le Festival de théâtre des Amériques-le Théâtre Ô Parleur-l’Hexagone, Scène nationale de Meylan - le Dôme Théâtre d’Albertville Scène conventionnée - Scène nationale d’Aubusson Théâtre Jean Lurçat - le Festival international des Francophonies en Limousin - le Théâtre 71 Scène nationale de Malakoff | Photo : Orangetango et Yves Renaud |