VENDREDI 29 FÉVRIER À 20 H | ÉQUINOXE
SAMEDI 1er MARS À 20 H 30 | ÉQUINOXE
DIMANCHE 2 MARS À 16 H | ÉQUINOXE
[Durée non encore connue]

Les beaux dimanches (IX / XI)

Création 2008
Coproduction Équinoxe


à partir de 7 ans

ARTS DE LA PISTE

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Dossier de presse

Programme de soirée

[ www.cie111.com ]

[ www.territoiresdecirque.com ]

d’Aurélien Bory

Avec : DING Hong, JIANG Huimin, AN Liming, YU Yingchun,
SUN Ruichen, CHEN Jianhui,
TAN Zuoliang, LIU Yu, LI Liang, QU Aiguo, ZHANG Deqiang, WANG Wentao, ZHANG Benchuan, CHE Hu.
Conception, scénographie et mise en scène : Aurélien Bory
Collaboration artistique : Pierre Rigal | Traduction et Assistance à la mise en scène : Evita Ayguavives | Création Lumières : Arno Veyrat | Lumières et Plateau : Tristan Baudoin | Composition musicale : Raphaël Wisson | Musique additionnelle : Arvo Pärt
Mixage et son : Stéphane Ley
Costumes : Sylvie Marcucci
Régie générale : Arno Veyrat, Tristan Baudoin | Réalisation décor : Pierre Dequivre | Chef constructeur : Arnaud Lucas
et les constructeurs de l’atelier de la Fiancée du pirate à Toulouse : Emily Battersby, Charlotte Delion, Pierre Olivier Dufour, Harold Guidolin, Arnaud Loridan, Mathias Quesnel | Production , administration, et diffusion : Scènes de la terre & Cie 111 | Scènes de la Terre : Chantal Larguier, Jean-Luc Larguier
Traduction et Logistique : Davaa-Tserin Irgit, Aylana Irgit
Cie 111 : Florence Meurisse, Delphine Justumus
Production exécutive à Dalian : Ecole d’art de Dalian, Monsieur Fan Xiang Cheng, directeur

La Cie 111 - Aurélien Bory reçoit le soutien de la Fondation BNP Paribas pour le développement de ses projets

Les sept planches de la ruse

• En 2005, vous découvriez Aurélien Bory et la Cie 111 avec Plus ou moins l’infini (Molières 2007 !).
• En 2006, en ouverture de la saison avec leur Plan B…
• Entre-temps, la Troupe Acrobatique de Dalian vous ravissait tout de go (juin 2006)
• En 2008, incroyablement, Aurélien Bory et ses compagnons de route chinois conjuguent leurs talents !
La rencontre improbable entre ces virtuoses eut lieu à l’été 2006 et toute la profession guette impatiemment la sortie de cette nouvelle Aventure qui verra le jour à Paris (Théâtre de la Ville), puis à Lisbonne et Châteauroux, puisque la Scène nationale s’est impliquée comme coproductrice…

(NB : Aurélien Bory vous a présenté cet automne le renversant Taoub et ses acrobates maro-cains…)

NOTES DE CONCEPTION :
« Poursuivant une écriture du théâtre basée sur le corps et l’objet, tous deux propres au cirque, c’est avec enthousiasme que j’ai rencontré des artistes chinois de la ville de Dalian, dont le niveau acrobatique est l’un des plus élevés au monde ; j’ai imaginé avec eux un conte visuel moderne, en m’inspirant de leur sens très développé de la métaphore et choisi comme support du spectacle un jeu datant de l’antiquité chinoise (découvert en Europe à la fin du XIXe siècle) : le TANGRAM, ou en chinois qi qiao ban qui signifie les sept planches de la ruse…
Le qi qiao ban est un jeu de solitaire. Il est composé de sept éléments géométriques : cinq triangles de trois tailles différentes, un carré, un parallélogramme, qui juxtaposés d’une certaine manière forment un grand carré.
Le fait de chercher dans les mathématiques l’origine du projet est à la fois une continuité dans mon esthétique basée sur la géométrie, mais aussi une façon de déplacer la rencontre avec les artistes chinois vers une science majeure à la fois dans la pensée chinoise et dans la culture occidentale.
Dans une composition en sept tableaux […], les Sept Planches de la ruse veut réinventer la mythologie d’un peuple, d’un monde à part, d’un continent fictif, imaginé non pas en Chine, mais bien plus loin encore, là où "les yeux furibonds des rois adamantins (éclat du diamant) valent moins que les sourcils baissés des bodhisattvas (chez les bouddhistes hindous, homme qui ayant atteint l’état de perfection sera dispensé de renaître)" (proverbe chinois). »

[Aurélien Bory]

Le tangram :

• Longtemps connu sous le nom de… « casse-tête chinois » (!), alors qu’eux-mêmes l’appellent « la plaque de sagesse »…

• Apparu début XIXe, il semblerait que les Romains l’aient déjà pratiqué en leur temps, mais avec quatorze pièces.

• Quoi qu’il en soit, les sept pièces réunies en un carré bien sage permettent… 1600 combinaisons !

• Souvent en ivoire, comme ceux possédés par Edgar Allan Poe et Lewis Carroll, on évoque sou-vent à leur endroit : imagination, humour, patience et fascination…

la presse :

« Le titre faisait rêver à chaque fois qu’on passait devant une affiche du spectacle dans le métro. Les Sept Planches de la ruse, pièce conçue en Chine par le jongleur et metteur en scène Aurélien Bory, ressemblait à une formule magique propice rocambolesque, entre kung-fu, mana, et western asiatique.
De quoi s’agit-il ? Sur le plateau du Théâtre de la Ville, à Paris, sept gros blocs sombres glissent sur un tapis noir et remplissent l’espace. Autour de ces masses pesant quelques centaines de kilos chacune, quatorze interprètes Chinois s’activent à petits pas. Ils les poussent, les font ricocher lentement, construisant et déconstruisant des architectures abstraites aux arêtes vives.
Ces sept blocs correspondent aux sept pièces d’un jeu ancien chinois type casse-tête, qui donne son titre au spectacle : les sept planches de la ruse, le qi qiao ban, autrement dit le tan gram. Il se pratique avec cinq triangles, un carré et un parallélogramme aux tailles variées, qu’Aurélien Bory a grossi comme pour des joueurs géants.
Le résultat scénique est un ballet acrobatique d’objets dont la manipulation est extrême. Un millimètre de décalage et le cube tombe à côté du triangle. Alternativement, on est suspendu aux interprètes en train de surveiller la rotation des pièces, puis fasciné par la pointe d’un triangle en train de chuter sur la tranche d’un rectangle.

C’est à Dalian (Chine) qu’Aurélien Bory a recruté ses acteurs, experts de l’Opéra de Pékin (mixte d’acrobatie, d’arts martiaux, de danse et de chant). Ils sont âgés de 18 à 58 ans. Sept sont retraités et c’est finalement leurs cheveux blancs, leurs visages un peu fanés, qui donnent à ce spectacle d’une grande beauté formelle sa dose de vulnérabilité. Une note de perplexité aussi, quant à l’exactitude des calculs mathématiques qui déterminent l’équilibre des pièces.
Puzzle, jeu de construction proche de l‘enfance (Aurélien Bory a d’abord travaillé sur une maquette), travail de marqueterie à grande échelle, Les Sept Planches de la ruse décline tous les assemblages possibles des morceaux. Là est sans doute la limite du système qui, une fois enclenché, perpétue sa ligne de conduite en y accrochant de très jolies acrobaties.
Et la ruse là-dedans ? Peut-être réside-t-elle dans une articulation aiguisée de concepts éloignés. L’artisanat, le travail manuel des acrobates, proches de bâtisseurs, fait l’objet d’un traitement design, accentué par des lumières opalescentes.
L’abstraction des volumes évoque aussi des images concrètes : soulèvements volcaniques, glissement de plaques tectoniques, construction de pyramides… on peut donc s’amuser avec ce Sept Planches de la ruse qui donne une envie : aller acheter un jeu de tan gram pour apprendre ses règles. »

Rosita Boisseau

« Aurélien Bory est un scientifique qui a mal tourné : il a découvert le jonglage et l’acrobatie et décidé d’inventer des spectacles visuels qui établissent un dialogue entre les corps et la géométrie, l’homme et l’espace. Après Plus ou moins l’infini sur la ligne droite, Taoub sur la pyramide, il signe Les sept planches de la ruse sur les tangrams, travail aux frontières de l’équilibre, avec quatorze artistes de la troupe d’opéra de Dalian en Chine. « Le jeu des tangrams est un instrument mathématique fascinant qui évoque toute la civilisation de la chine ancestrale, dit-il. Les artistes de Dalian sont maîtres dans trois registres, l’acrobatie, le chant et la danse. » Faut-il y aller ? Même y courir à toutes jambes ! car Aurélien Bory semble bel et bien avoir inventé un genre captivant. »

Ariane Bavelier

Tangram suspendu
Cirque. Inspiré d’un puzzle chinois à géométrie variable, le spectacle « les Sept Planches de la ruse », en tournée française, est bluffant de poésie et de prouesse équilibriste.


Les Sept Planches de la ruse conception Aurélien Bory, en tournée en France, premières dates : du 8 au 10 février au Cirque Théâtre d’Elbeuf (76). Rens. : 02 32 13 10 50. Du 12 au 14 février au Quartz de Brest (29). Rens. : 02 98 33 95 00.

Aurélien Bory, 35 ans, directeur artistique de la Cie 111, après des études de physique, un diplôme de cinéma, une formation en acoustique architecturale puis en jonglage, est parti les mains dans les poches en Chine, à Dalian, ville portuaire entre la mer Jaune et la mer de Bohai. Ce jongleur et metteur en piste n’avait aucune idée de ce qu’il allait trouver, déjà débarrassé des nombreuses chinoiseries qui encombrent les projets artistiques. Il s’est contenté de regarder et d’entrer en contact avec les artistes «locaux». Mieux qu’à la Star Academy, les quatorze interprètes qui se sont engagés à ses côtés excellent aussi bien à l’acrobatie qu’à la danse, au chant ou au jeu d’acteur. Il a choisi deux circassiens et douze acteurs de l’Opéra de Dalian. Chose peu commune, sept sont retraités, âgés de 45 à 58 ans, et c’est un des points essentiels de ce spectacle inouï.

Casse-tête. En Chine, Aurélien Bory a découvert et expérimenté le tangram, ou qi qiao ban, qui signifie les «sept planches de la ruse» dont il titre le spectacle. Ce jeu antique décline les possibilités combinatoires de la géométrie. Casse-tête chinois, c’est le cas de le dire, ce puzzle comprend sept éléments, cinq triangles de trois tailles différentes, un carré et un parallélogramme qui s’épaulent pour composer des figures équilibristes. Ainsi le metteur en piste avait-il trouvé sa base : «Un territoire transculturel, dit-il, à travers les mathématiques, à la fois science fondamentale de la pensée chinoise et pilier de la culture occidentale.» Pas besoin d’autre argument dramaturgique ; une plongée dans le Livre des mutations ou Yi King, autre trésor de la culture chinoise, et le socle du spectacle était là.
Aurélien Bory a ensuite expérimenté ces matières premières, vérifié sur maquette si ses propres ruses fonctionnaient. Ce n’est rien de dire qu’elles sont opérationnelles. Les Sept Planches de la ruse sont de toute beauté, grâce notamment à cette entente mathématique qui n’a pas besoin de mots pour communiquer. Les acteurs vêtus de noir s’affairent. Une minute d’inattention, un surpoids en trop, et le château des sept planches peut s’écrouler…

Défi. Cela pourrait renvoyer aux contructions du Bauhaus d’Oskar Schlemmer, ou à la sphère de Laban. Mais nous ne sommes pas dans la danse, dans la composition chorégraphique. Le corps est ici tenu à la prouesse et au défi. Les acrobates réalisent des équilibres sur des surfaces elles-mêmes fragiles, au bord de la disparition. On passe, en fonction des lumières d’Arnaud Veyrat, d’un univers à un autre, de la Chine ancienne à la Chine des gratte-ciels. La composition musicale de Raphaël Wisson opère le même voyage d’un siècle à l’autre. La chorégraphie joue des marches et met en valeur un détail, un petit geste d’art martial par exemple, pour mieux passer à autre chose.
Quant aux interprètes, ils savent faire masse, corps commun construisant les architectures les plus audacieuses. Ils se distinguent aussi en des partitions personnelles ; descendant par exemple des pentes de plus de 80 °. La scène telle une banquise qui explose en morceaux pour mieux se reconstruire, est comme une métaphore de la place Tiananmen. La foule est là. On se dresse contre un char.
Si l’exercice est mathématique au départ, il n’en est pas moins charnel sur scène. On ne quitte pas des yeux les interprètes, ni la musicienne souvent éjectée sur un petit bout de banquise, renversée.
Dans ce spectacle qui est un paysage changeant, rappelant la fragilité et la résistance lorsque l’un se glisse dans un interstice dangereux, on ne trouve pas de plage de tranquillité. C’est l’«intranquillité» telle que la pensait Pessoa.

MARIE-CHRISTINE VERNAY

vendredi 8 février 2008

Production : Scènes de la Terre & Cie 111 | Coproduction : Théâtre de la Ville – Paris, Direction de la Culture – Ville de Dalian, Equinoxe – Scène nationale de Châteauroux. | Accueil en résidence : La Coupole - Scène nationale de Sénart.
Avec le soutien du : Ministère de la culture/Direction Régionale des Affaires Culturelles Midi-Pyrénées, Région Midi-Pyrénées, Ville de Toulouse, Conseil Général de la Haute-Garonne, CulturesFrance. Photo :
Jean Dieuzaide, Stéphane Gaillochon, Aglaë Bory et Cao Gang

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