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Les beaux dimanches (IX / XI) Création 2008 |
à partir de 7 ans |
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ARTS DE LA PISTE |
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[ www.territoiresdecirque.com ] d’Aurélien Bory Avec : DING Hong, JIANG Huimin, AN Liming,
YU Yingchun, La Cie 111 - Aurélien Bory reçoit le soutien de
la Fondation BNP Paribas pour le développement de ses projets |
Les sept planches de la ruse • En 2005, vous découvriez
Aurélien Bory et la Cie 111 avec Plus ou moins l’infini
(Molières 2007 !). (NB : Aurélien Bory vous a présenté cet automne le renversant Taoub et ses acrobates maro-cains…) NOTES DE CONCEPTION : [Aurélien Bory] Le tangram : • Longtemps connu sous le nom de… « casse-tête
chinois » (!), alors qu’eux-mêmes l’appellent
« la plaque de sagesse »… |
| la presse : | ||
| «
Le titre faisait rêver à chaque fois qu’on passait
devant une affiche du spectacle dans le métro. Les Sept
Planches de la ruse, pièce conçue en Chine par le jongleur
et metteur en scène Aurélien Bory, ressemblait à
une formule magique propice rocambolesque, entre kung-fu, mana, et western
asiatique. |
C’est
à Dalian (Chine) qu’Aurélien Bory a recruté
ses acteurs, experts de l’Opéra de Pékin (mixte
d’acrobatie, d’arts martiaux, de danse et de chant). Ils
sont âgés de 18 à 58 ans. Sept sont retraités
et c’est finalement leurs cheveux blancs, leurs visages un peu
fanés, qui donnent à ce spectacle d’une grande beauté
formelle sa dose de vulnérabilité. Une note de perplexité
aussi, quant à l’exactitude des calculs mathématiques
qui déterminent l’équilibre des pièces. Rosita Boisseau |
« Aurélien Bory est un scientifique qui a mal tourné : il a découvert le jonglage et l’acrobatie et décidé d’inventer des spectacles visuels qui établissent un dialogue entre les corps et la géométrie, l’homme et l’espace. Après Plus ou moins l’infini sur la ligne droite, Taoub sur la pyramide, il signe Les sept planches de la ruse sur les tangrams, travail aux frontières de l’équilibre, avec quatorze artistes de la troupe d’opéra de Dalian en Chine. « Le jeu des tangrams est un instrument mathématique fascinant qui évoque toute la civilisation de la chine ancestrale, dit-il. Les artistes de Dalian sont maîtres dans trois registres, l’acrobatie, le chant et la danse. » Faut-il y aller ? Même y courir à toutes jambes ! car Aurélien Bory semble bel et bien avoir inventé un genre captivant. » Ariane Bavelier |
Tangram suspendu Aurélien Bory, 35 ans, directeur artistique
de la Cie 111, après des études de physique, un diplôme
de cinéma, une formation en acoustique architecturale puis en
jonglage, est parti les mains dans les poches en Chine, à Dalian,
ville portuaire entre la mer Jaune et la mer de Bohai. Ce jongleur et
metteur en piste n’avait aucune idée de ce qu’il
allait trouver, déjà débarrassé des nombreuses
chinoiseries qui encombrent les projets artistiques. Il s’est
contenté de regarder et d’entrer en contact avec les artistes
«locaux». Mieux qu’à la Star Academy, les quatorze
interprètes qui se sont engagés à ses côtés
excellent aussi bien à l’acrobatie qu’à la
danse, au chant ou au jeu d’acteur. Il a choisi deux circassiens
et douze acteurs de l’Opéra de Dalian. Chose peu commune,
sept sont retraités, âgés de 45 à 58 ans,
et c’est un des points essentiels de ce spectacle inouï. |
Casse-tête.
En Chine, Aurélien Bory a découvert et expérimenté
le tangram, ou qi qiao ban, qui signifie les «sept planches de la
ruse» dont il titre le spectacle. Ce jeu antique décline
les possibilités combinatoires de la géométrie. Casse-tête
chinois, c’est le cas de le dire, ce puzzle comprend sept éléments,
cinq triangles de trois tailles différentes, un carré et
un parallélogramme qui s’épaulent pour composer des
figures équilibristes. Ainsi le metteur en piste avait-il trouvé
sa base : «Un territoire transculturel, dit-il, à travers
les mathématiques, à la fois science fondamentale de la
pensée chinoise et pilier de la culture occidentale.» Pas
besoin d’autre argument dramaturgique ; une plongée dans
le Livre des mutations ou Yi King, autre trésor de la culture chinoise,
et le socle du spectacle était là. Aurélien Bory a ensuite expérimenté ces matières premières, vérifié sur maquette si ses propres ruses fonctionnaient. Ce n’est rien de dire qu’elles sont opérationnelles. Les Sept Planches de la ruse sont de toute beauté, grâce notamment à cette entente mathématique qui n’a pas besoin de mots pour communiquer. Les acteurs vêtus de noir s’affairent. Une minute d’inattention, un surpoids en trop, et le château des sept planches peut s’écrouler… |
Défi.
Cela pourrait renvoyer aux contructions du Bauhaus d’Oskar Schlemmer,
ou à la sphère de Laban. Mais nous ne sommes pas dans
la danse, dans la composition chorégraphique. Le corps est ici
tenu à la prouesse et au défi. Les acrobates réalisent
des équilibres sur des surfaces elles-mêmes fragiles, au
bord de la disparition. On passe, en fonction des lumières d’Arnaud
Veyrat, d’un univers à un autre, de la Chine ancienne à
la Chine des gratte-ciels. La composition musicale de Raphaël Wisson
opère le même voyage d’un siècle à
l’autre. La chorégraphie joue des marches et met en valeur
un détail, un petit geste d’art martial par exemple, pour
mieux passer à autre chose. MARIE-CHRISTINE VERNAY |
| Production
: Scènes de la Terre & Cie 111 | Coproduction
: Théâtre de la Ville – Paris, Direction de
la Culture – Ville de Dalian, Equinoxe – Scène nationale
de Châteauroux. | Accueil en résidence
: La Coupole - Scène nationale de Sénart. Avec le soutien du : Ministère de la culture/Direction Régionale des Affaires Culturelles Midi-Pyrénées, Région Midi-Pyrénées, Ville de Toulouse, Conseil Général de la Haute-Garonne, CulturesFrance. Photo : Jean Dieuzaide, Stéphane Gaillochon, Aglaë Bory et Cao Gang |
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