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[Durée : 1h30] |
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théâtre |
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Dossier pédagogique disponible. Mise en scène
Avec Mireille Mossé (Winnie) et Alain
Aithnard (Willy) Oh les beaux jours est édité chez Minuit. |
Oh ! les beaux
jours Un monument de théâtre, exercice de style, passage obligé des (très) grandes interprètes, divagation poétique sur le cours de la vie, son inéluctable final. Babillages, digressions, peur du silence, humour encore toujours. Ne manquez pas la reprise de ce spectacle culte. Les révolutions commencent toujours sans qu’on
en ait vraiment conscience. En janvier 1953, les spectateurs venus au
Théâtre de Babylone voir En attendant Godot étaient
bien un peu estomaqués, mais ignoraient que cet objet théâtral
non identifié était le séisme qui devait bouleverser
une bonne partie du paysage théâtral. En dépit des
hoquets de certains, le succès fut immédiat et le dramaturge
qui nous disait que nous étions les rescapés éclopés
d’un monde dévasté fit la réputation de l’homme
de lettres, Beckett, qui reçut le prix Nobel de littérature
en 1969. Si son œuvre, relativement abondante, tient sur un long
rayon de bibliothèque, ce sont les rayonnages d’une pièce
entière qu’il faudrait pour abriter les ouvrages (thèses,
exégèses, études, essais, etc.) qu’elle suscite.
Écrits sur l’écrit qui n’ont pas réussi
à étouffer ce géant qui ricane au bord de l’abîme. « Certains textes, il faut voyager
avec, en place ou dans l’espace, de longs mois, pour en mesurer
la portée ; Alors ils vous traversent, ne font qu’un avec
votre corps, votre souffle, ils sont à vous. Oh ! les beaux
jours est l’un de ces textes-là. Il exige de son interprète
une relation sensuelle qui va au-delà du sens des mots et intègre
leur musique. [Joël Jouanneau] Joël Jouanneau : Mireille Mossé : Rencontre avec Samuel
Beckett « Je sonne à l’interphone. Il m’invite
à monter. Quand je sors de l’ascenseur, je me heurte presque
à lui. Il m’attendait sur le palier. Nous pénétrons
dans son bureau. Je prends place sur un petit canapé en face de
sa table de travail, tandis qu’il s’asseoit sur un tabouret,
de biais par rapport à moi. Il a déjà adopté
la position qui lui est familière lorsque, assis, il demeure inoccupé
: une jambe enroulée autour de l’autre, le menton dans une
main, le dos courbé, les yeux fixant le sol. |
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LA PRESSE : |
| « C’est une minuscule entité, qui parle comme une petite fille et qui parfois se barbouille le visage d’un rire adorable de chipie. Admirable Mireille Mossé, qui prête au monologue désespéré de Winnie, la vitalité radieuse d’un dernier combat, sans pareille dans les mots tendres qu’elle susurre ; on est bouleversé ; il est inutile d’en rajouter. »
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« Joël Jouanneau fait
passer un courant d’air frais dans cette œuvre, montre uneWinnie
pétulante, loin du quant-à-soi
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« Parfois, elle émet
un petit rire sacripant ou demeure muette, lèvres pincées,
comme si elle
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« Enterrée jusqu’à
la poitrine |
féminines –, nous oblige à écouter autrement la langue de Beckett, sur laquelle elle semble voler, tel un oiseau. Et nous en révéler comme en s’amusant l’absurde, l’absence, la béance, les litotes et les ellipses… »
« Une merveille d’humour (noir) et de dérision. Joël Jouanneau aime Beckett et y trouve des motifs d’optimisme (Winnie (win) peut s’entendre comme un triomphe). Nous allons tous vers |
le néant, soit ! Est-ce une raison pour renoncer à l’amour du quotidien, des êtres et des choses ? Certes éclopés et démunis, les personnages de Beckett peuvent prendre une incroyable vitalité. Touchante, à la fois enfantine et terriblement expérimentée, Mireille Mossé met son grand talent au service de cette mise en scène tendre et vigoureuse, de ce texte magnifique, merveilleux bric-à-brac de souvenirs, de futilités et d’envolées poétiques. »
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| Coproduction Eldorado – Théâtre de Sartrouville, Le Point du jour – Lyon, Athénée Théâtre Louis Jouvet – Paris | Production déléguée Compagnie des Petites Heures. | Photo : Tristan Jeanne-Vales - Agence Enguerand |