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[ Durée : 1 h 20 ] |
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Danse |
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CHORÉGRAPHIE Avec Ilse Ghekiere, Géraldine Fournier,
Mylèna Leclercq, Éléonore Valère, Gabriella
Iacono, Sandy Williams, Stefan Baier, Musique Ce spectacle créé au Théâtre Varia (Bruxelles)
en 1990, aujourd’hui repris dans une nouvelle distribution pour
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Sinfonia Eroïca Un chef-d’œuvre signé de la codirectrice de Charleroi/Danses (principale structure de production chorégraphique contemporaine outre-Quiévrain) qui reprend, seize ans plus tard, cette œuvre dont l’inventivité rieuse, la musicalité enivrante et la subtile mélancolie ont marqué les mémoires. Loin de se contenter d’une reconstitution, elle reparcourt, avec une nouvelle troupe de neuf jeunes danseurs et danseuses, le chemin de cette création pour retrouver toute la fraîcheur de ses délicates saveurs. Sinfonia Eroïca respire la sensualité et la spontanéité. Ici, la danse est gaie, euphorique, ludique, raffinée, et se donne avec légèreté. Michèle-Anne De Mey
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AUTOUR DU SPECTACLE :
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VENDREDI 11 JANVIER À 18 H À L’AUDITORIUM DE LA MÉDIATHÈQUE Mais que s’est-il passé dans la danse ? Deux décennies séparent les dates de création de Sinfonia Eroïca et Journal d’inquiétude, deux pièces de danse à l’affiche de la saison d’Équinoxe. Couronnées de succès, toutes deux ont profondément touché leurs contemporains. Avec ce qui les lie et ce qui les sépare, elles illustrent à merveille l’évolution de l’art chorégraphique dans les mêmes années. La première, au milieu des années 1980, déborde d’énergie juvénile pour dévorer le monde avec allégresse. La seconde, au milieu des années 2000, émeut profondément en économisant ses gestes, en croisant les disciplines artistiques et en doutant des conditions qui permettent de danser. Conférence débat animée par Gérard Mayen, journaliste, auteur, critique de danse (Danser, Mouvement, Quant à la danse), titulaire d’un master 2 d’études de danse (Université Paris 8). Réservations auprès de la billetterie d’Équinoxe. |
SAMEDI 12 JANVIER À 11 H | ÉQUINOXE Au lendemain de la représentation, il s’agit de partager les impressions que celle-ci nous a laissées. Que les avis soient naïfs ou savants, purement sensibles ou intellectualisés, tous contribuent activement à faire revivre l’œuvre. Car le croisement des points de vue fait découvrir toutes les questions ouvertes qu’un spectacle nous inspire en liberté, au lieu de nous enfermer dans une compréhension définitive. L’atelier aide à mettre des mots sur la danse ; et du mouvement dans les idées. Animé par Gérard Mayen, également spécialiste d’analyse et d’œuvre et questionnement du regard. Entrée libre. Renseignements et réservations auprès de Florence Leclerc : 02 54 08 35 81 florence@equinoxe- lagrandescene.com |
| Avis des spectateurs : |
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Madame, Alice
Levron |
| LA PRESSE : |
« Il y a dans la danse de Michèle-Anne De Mey une finesse faussement désinvolte portée par l’élan d’une gestuelle sous tension. Une façon bien à elle de conjuguer les embardées du corps, le vertige du doute et les bruissements du cœur. Cette pièce majeure a révélé son talent et esquissé la ligne mélodique d’une démarche qui a souvent convolé avec les belles pages de la musique classique. Sinfonia Eroïca vibre aux rythmes de l’éternel tourbillon amoureux, scandé d’âpres déchirures, de jeux enfantins, de replis désenchantés et de bonheurs retrouvés. Ces variations sur le couple,le groupe et la figure du héros, vacillent entre sensualité euphorique et beauté ingénue, mouvements d’ensemble et échappées solitaires. » Le Journal du Théâtre
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« […] Tout Sinfonia Eroïca rayonne d’un esprit d’élégante insolence. […] Ce sont les corps qu’il faut regarder. Triomphant pour eux-mêmes, ils s’enivrent de plaisante aisance, jusqu’à gommer la hargne de certains de leurs exploits. Ils ont des mouvements de soucoupes plongeantes, pour se jeter au sol, s’y lover, y tournoyer en un clin d’œil, comme si tout cela relevait de l’évidence du rapport au monde. Avec une insatiable gourmandise, ils célèbrent ici cette conquête fondamentale de toute lamodernité en danse, qui est l’acceptation totale du poids, poussée ici jusque dans l’allégresse des jeux de roulades et de culbutes. Les relevés se font dans le coulé du flux,et les grands moments d’impulsion, l’échappée |
dans des courses à corps perdus, l’élévation soudaine dans des sauts verticaux montés sur ressort, surgissent comme par effet de surprise furtive, dans le legato, sans rupture. »
« Pourquoi des actions qui nous paraîtraient ailleurs banales nous captivent- elles ici ? Parce qu’il règne une complicité merveilleuse, parce que De Mey a beaucoup de choses à dire sur la vie et le dit bien. Si l’on perçoit des influences, elle sait aussi inventer une danse bien à elle, fluide, tendre, faussement désinvolte, lumineuse et généreuse. Ne manquez pas cette Sinfonia Eroïca. »
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« Le désir nous tenaille de rejoindre les danseurs, pleins de gaieté de danser sur le plateau déshabillé du théâtre. Tant leurs gestes touchent à la vie. Tant leurs jeux nous font envie. »
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« La joie la plus grande qui se puisse vivre dans un théâtre. Parce qu’on est emporté dans un bonheur qui gagne la moindre fibre, dans une lévitation douce, celle de la réconciliation avec soi que le grand art, seul, peut procurer. »
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| Coproduction Charleroi / Danses, Centre Chorégraphique de la Communauté française | Avec le soutien du Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles – service de Danse, du CGRI et de Wallonie Bruxelles Théâtre. | Photo : Herman Sorgeloos et Jorge Leon |