VENDREDI 11 JANVIER À 20 H 30 | ÉQUINOXE

[ Durée : 1 h 20 ]

Danse

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Dossier de presse

[ www.charleroi-danses.be ]

CHORÉGRAPHIE
Michèle-Anne De Mey
(Belgique)

Avec Ilse Ghekiere, Géraldine Fournier, Mylèna Leclercq, Éléonore Valère, Gabriella Iacono, Sandy Williams, Stefan Baier,
Adrien Le Quinquis, Gabor Varga

Musique
• Wolfgang-Amadeus Mozart : ouverture de Bastien und Bastienne
• Ludwig van Beethoven : symphonie L’Héroïque, contredanse n°7 ; Eroïca, variations • Jimi Hendrix

Ce spectacle créé au Théâtre Varia (Bruxelles) en 1990, aujourd’hui repris dans une nouvelle distribution pour une
tournée européenne, a reçu en Belgique l’EVE du spectacle (Prix de la Presse).

Sinfonia Eroïca

Un chef-d’œuvre signé de la codirectrice de Charleroi/Danses (principale structure de production chorégraphique contemporaine outre-Quiévrain) qui reprend, seize ans plus tard, cette œuvre dont l’inventivité rieuse, la musicalité enivrante et la subtile mélancolie ont marqué les mémoires. Loin de se contenter d’une reconstitution, elle reparcourt, avec une nouvelle troupe de neuf jeunes danseurs et danseuses, le chemin de cette création pour retrouver toute la fraîcheur de ses délicates saveurs. Sinfonia Eroïca respire la sensualité et la spontanéité. Ici, la danse est gaie, euphorique, ludique, raffinée, et se donne avec légèreté.

Michèle-Anne De Mey
Elle étudie la danse de 1976 à 1979 à Mudra (chez Maurice Béjart) et donne une nouvelle orientation à la danse contemporaine dès ses premières chorégraphies. Parallèlement, elle collabore durant six ans à la création et à l’interprétation de plusieurs pièces d’Anne Teresa de Keersmaeker, puis fonde sa compagnie. Vient ensuite une série de quinze créations rencontrant chacune un succès international. Créant son univers chorégraphique à partir de musiques fortes et de compositeurs de renom, elle travaille avec Thierry De Mey, Robert Wyatt, Jonathan Harvey.s

 

AUTOUR DU SPECTACLE :

Le training du spectateur !
Depuis votre fauteuil avant la représentation, pendant une vingtaine de minutes, nous proposons aux volontaires d’effectuer quelques gestes simples qui les rapprochent de leurs images intérieures. Un vrai sas entre le stress quotidien et le monde imaginaire…

Animé par Gérard Mayen, critique de danse (Les Inrockuptibles, Danser, Télérama) et praticien de la méthode Feldenkrais.

VENDREDI 11 JANVIER À 18 H
À L’AUDITORIUM DE LA MÉDIATHÈQUE
Conférence :
Mais que s’est-il passé dans la danse ?
Deux décennies séparent les dates de création de Sinfonia Eroïca et Journal d’inquiétude, deux pièces de danse à l’affiche de la saison d’Équinoxe. Couronnées de succès, toutes deux ont profondément touché leurs contemporains. Avec ce qui les lie et ce qui les sépare, elles illustrent à merveille l’évolution de l’art chorégraphique dans les mêmes années. La première, au milieu des années 1980, déborde d’énergie juvénile pour dévorer le monde avec allégresse. La seconde, au milieu des années 2000, émeut profondément en économisant ses gestes, en croisant les disciplines artistiques et en doutant des conditions qui permettent de danser.
Conférence débat animée par Gérard Mayen, journaliste, auteur, critique de danse (Danser, Mouvement, Quant à la danse), titulaire d’un master 2 d’études de danse (Université Paris 8).
Réservations auprès de la billetterie d’Équinoxe.
SAMEDI 12 JANVIER À 11 H | ÉQUINOXE
L’Atelier du regard
Au lendemain de la représentation, il s’agit de partager les impressions que celle-ci nous a laissées. Que les avis soient naïfs ou savants, purement sensibles ou intellectualisés, tous contribuent activement à faire revivre l’œuvre. Car le croisement des points de vue fait découvrir toutes les questions ouvertes qu’un spectacle nous inspire en liberté, au lieu de nous enfermer dans une compréhension définitive. L’atelier aide à mettre des mots sur la danse ; et du mouvement dans les idées.
Animé par Gérard Mayen, également spécialiste d’analyse et d’œuvre et questionnement du regard.
Entrée libre. Renseignements et réservations auprès de Florence Leclerc : 02 54 08 35 81
florence@equinoxe-
lagrandescene.com
Avis des spectateurs :

Madame,
 
J’ai 20 ans, je pratique la danse amateur depuis 15 années et j’ai vu Sinfonia Eroïca hier soir.
Ne pouvant être présente à 11h pour l’atelier du regard, il m’importe tout de même de vous communiquez mes sentiments quant à ce spectacle. Peut-être que vous lirez ce mail trop tard pour le transmettre à Gérard Mayen, d’ailleurs je n’ai aucune idée de ce qu’il en fera s’il le reçoit, peut-être que ce message pourrait lancer le débat…peu importe, ce que je souhaite surtout, c’est que la compagnie de danse entende ce que j’aurais aimer lui dire. Je vous confie donc ce message et vous remercie de le lui transmettre…
 
Il m’est difficile de mettre des mots sur la danse…et plus difficile encore de mettre des mots sur ce que ce spectacle m’a évoqué.
 
Alors que certains auraient pu se perdre et s’ennuyer devant ce qu’ils auraient qualifier de brouillon chorégraphique quelconque, je leur répondrai « mais quel joyeux bordel !!!! ».
Ce spectacle m’a transportée.
De la première seconde à la dernière. Il aurait pu durer toute la nuit entière, je serai restée le contempler.
Jamais je n’avais vu de pareil spectacle, de pareille énergie, de pareille gaieté.
Sinfoia Eroïca a eu, je trouve, le don de replacer les priorités à leur place.
Je tiens à préciser avoir conscience d’être peut-être complètement « à côté » du message et de l’intention du chorégraphe. Mais je n’ai pas pour habitude de décortiquer « intellectuellement » les spectacles que je vois, je les vis, je prends tout ce qu’ils me renvoient, bien souvent sans en chercher le sens, mais plutôt en vivant leur émotion.
 
Et quelle émotion que fût Sinfonia Eroïca ! Je le répète, ce spectacle m’a transportée.
Durant 1h20, le temps s’est arrêté.
Et en quittant la salle… le temps, la vie, la société, s’étaient embellis.
 
Merci pour cette énergie. Cette joie. Cette gaieté.
 
Bravo aux danseurs, dotés d’une énergie tellement grande, et une énergie, tellement positive ! Vous sourirez peut-être en lisant ceci, mais j’ai quitté Equinoxe en ayant mal à la mâchoire. Pourquoi me demanderez-vous ?
Pour l’unique raison qu’un sourire s’est emparé de moi du début jusque la fin, sans jamais retomber.
Un sourire d’émerveillement, un sourire de satisfaction, un sourire de bonheur, un sourire de plaisir…
 
Ce spectacle est merveilleux.
Un immense bravo à la chorégraphe Michèle Anne De May.
Un immense bravo aux danseurs, tellement beaux dans leur rôle !
Je n’ai vu là aucun formatage. Quelque chose de très particulier, et de très très riche je trouve, m’a frappée : aucun danseur ne dansait de la même manière, chacun personnalisait le geste, tout simplement parce qu’il le vivait je pense, à sa manière, avec son vécu, son tempérament, son âge… Et c’est ainsi que l’on pouvait cerner différentes personnalités, que chaque danseur, à défaut d’exercer et de reproduire un mouvement de façon mécanique, imprégnait ce mouvement de sa personnalité, telle une marque de fabrique, unique à chacun.
J’ai trouvé ce « détail » qui est bien plus que cela, très très riche.
 
J’aurai voulu que cela ne se termine point.
Parce que le temps s’était arrêté.
Parce que je me sentais terriblement bien.
Parce que ce spectacle m’a transportée, m’a fait oubliée que la terre tournait.
J’étais avec eux.
J’étais avec vous.
 
Un immense bravo, et un immense merci.
A Vous les Danseurs,
et Vous Madame la Chorégraphe.
Quel talent.
Vous me verriez, j’en parle encore avec les yeux qui brillent,
remplis d’admiration et d’émerveillement,
je voudrais encore y être.
 
Nul spectacle ne m’avait déjà transmis ce sentiment.
 
C’était merveilleux. Continuer à nous faire rêver.

Alice Levron
alice.levron@wanadoo.fr

LA PRESSE :

« Il y a dans la danse de Michèle-Anne De Mey une finesse faussement désinvolte portée par l’élan d’une gestuelle sous tension. Une façon bien à elle de conjuguer les embardées du corps, le vertige du doute et les bruissements du cœur. Cette pièce majeure a révélé son talent et esquissé la ligne mélodique d’une démarche qui a souvent convolé avec les belles pages de la musique classique. Sinfonia Eroïca vibre aux rythmes de l’éternel tourbillon amoureux, scandé d’âpres déchirures, de jeux enfantins, de replis désenchantés et de bonheurs retrouvés. Ces variations sur le couple,le groupe et la figure du héros, vacillent entre sensualité euphorique et beauté ingénue, mouvements d’ensemble et échappées solitaires. »

Le Journal du Théâtre
de la Ville de Paris

[Gwénola David-Gilbert]

« […] Tout Sinfonia Eroïca rayonne d’un esprit d’élégante insolence. […] Ce sont les corps qu’il faut regarder. Triomphant pour eux-mêmes, ils s’enivrent de plaisante aisance, jusqu’à gommer la hargne de certains de leurs exploits. Ils ont des mouvements de soucoupes plongeantes, pour se jeter au sol, s’y lover, y tournoyer en un clin d’œil, comme si tout cela relevait de l’évidence du rapport au monde. Avec une insatiable gourmandise, ils célèbrent ici cette conquête fondamentale de toute lamodernité en danse, qui est l’acceptation totale du poids, poussée ici jusque dans l’allégresse des jeux de roulades et de culbutes. Les relevés se font dans le coulé du flux,et les grands moments d’impulsion, l’échappée

dans des courses à corps perdus, l’élévation soudaine dans des sauts verticaux montés sur ressort, surgissent comme par effet de surprise furtive, dans le legato, sans rupture. »


[Gérard Mayen]

« Pourquoi des actions qui nous paraîtraient ailleurs banales nous captivent- elles ici ? Parce qu’il règne une complicité merveilleuse, parce que De Mey a beaucoup de choses à dire sur la vie et le dit bien. Si l’on perçoit des influences, elle sait aussi inventer une danse bien à elle, fluide, tendre, faussement désinvolte, lumineuse et généreuse. Ne manquez pas cette Sinfonia Eroïca. »


[Sylvie de Nussac]

« Le désir nous tenaille de rejoindre les danseurs, pleins de gaieté de danser sur le plateau déshabillé du théâtre. Tant leurs gestes touchent à la vie. Tant leurs jeux nous font envie. »


[ - Bruxelles, Claire Diez]

« La joie la plus grande qui se puisse vivre dans un théâtre. Parce qu’on est emporté dans un bonheur qui gagne la moindre fibre, dans une lévitation douce, celle de la réconciliation avec soi que le grand art, seul, peut procurer. »


[Bruxelles, Jacques De Decker]

 
Coproduction Charleroi / Danses, Centre Chorégraphique de la Communauté française | Avec le soutien du Ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles – service de Danse, du CGRI et de Wallonie Bruxelles Théâtre. | Photo : Herman Sorgeloos et Jorge Leon

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