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théâtre |
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Pascal Quignard - Marie Vialle Cie Sur le bout de la langue TEXTE Lumière Jean-Claude Fonkenel | Costumes Cécile Kretshmar | Scénographie Sallahdyn Khatir | Réalisation musicale Pierre Avia | Régie générale Pierre Grasset | Assistante à la mise en scène Juliette Flipo |
Triomphe du temps Encore sous le charme du Nom sur le bout
de la langue (automne 2006), comme surpris, bercés, touchés,
nous réemboîtons le pas à cet écrivain savant
et sensuel et à cette comédienne mutine et diablement mystérieuse
; enjôlé(e)s / engeôlé(e)s… Pascal Quignard : « J’ai écrit cette suite de contes un
peu comme des suites baroques pour violoncelle. [Pascal Quignard] |
« Dans chaque maison tout recoin
a ses larmes. « Jamais avant qu’elle eût passé ses quatre-vingts ans elle n’avait touché ma peau. » « Je ne sais pas pourquoi les voix aiguës des enfants lui poignaient le cœur. » « Elle lui expliquait qu’elle vendait des livres. « Quand il fut sur elle et qu’il désira l’embrasser,
elle le repoussa, disant : « […] Puis il éteignit. Ils s’endormirent. « Il trionfo del tempo. Triumph of Time. « Maman quand elle n’en pouvait plus montait dans le
grenier pour crier. |
« C’était un temps où on disait Monsieur aux mendiants et où on témoignait du respect pour les morts. C’était un temps où on disait Monsieur aux enfants et où on leur enseignait les morts. » « – Et les vivants sont-ils toujours aussi rares sur la terre ? » « – Quand j’étais petit garçon, l’angoisse était si forte que je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Je me touchais des heures durant. Je tournais la tête sans finir. Je ne dormais pour ainsi dire pas. Je ne parlais pas. Je lisais, je me touchais, je lisais, je me touchais. » « Les jours de tempête je me levais, je poussais les rideaux, je regardais par la fenêtre pendant des heures. Je regardais jusqu’à tomber sur les genoux devant la fenêtre pour regarder encore. Qui a plus adoré la mer que moi ? Qui a plus adoré les tempêtes dans la nuit ? » « L’océan était blanc dans le noir. » « Le cheval portait deux sacoches en cuir damasquiné, rouge d’un côté, de l’autre jaune, contre ses flancs. Les premières regorgeaient de pièces d’or. Les deux autres étaient remplies de rubis montés. » [Pascal Quignard] |
| LA PRESSE : |
- Le Matricule des Anges - février 1995 - Le Matricule des Anges - fev. 1995 |
| « La conteuse aux pieds
nus ; un moment de grâce, entre beauté et effroi. MarieVialle,
légère,
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«MarieVialle fait vibrer
le texte de sa grâce lumineuse; Lam Truong, comédien singulier,
fraie silencieusement avec l’onirisme ; Quignard, au-delà
de sa culture
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« Il y a une femme, longue,
grande ; et un homme, tout petit ; ils se comprennent par gestes,
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« On se souvient de la jeune actrice
fragile et nue derrière son violoncelle, poussant devant elle
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« Chaque livre de Quignard est une aventure,
pour ses lecteurs
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« Incandescence sexuelle et dimension
fantastique
« La comédienne se fait
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| Résidence de création et production déléguée Les Subsistances / Lyon / France / 2006 | Coproductions Théâtre de Nîmes, Théâtre Garonne, La Comète – Scène Nationale Châlons-en-Champagne, Théâtre de la Bastille, Arcadi. | Photo : Michel Labelle, avec l’aimable autorisation du Théâtre de la Bastille |