Comité jeunes spectatrices

Ruy Blas, William Mesguich

Ce drame romantique de Victor Hugo qui n’a cessé d’être revisité semle demander de plus en plus d’inventivité en matière de mise en scène ; William Mesguich n’en manque sûrement pas en introduisant quelques touches d’humour à la pièce, mais l’originalité de son travail flirte parfois avec le mauvais gout.
 Les personages sont caricaturés par leurs costumes et le jeu des acteurs aurait pu être plus modéré pour laisser un peu plus de place au texte d’Hugo. Certains éléments du décor, ne portent pas de significations claires : l’estrade sur laquelle se déplacent les acteurs ne délimite pas l’espace de jeu puisque celui-ci s’étend au public dans la salle.
On applaudit la parole qui vient naturellement aux acteurs, bien que les alexandrins sonnent parfois faux. Le ton qui reste levé à chaque fin de vers, crée un effet de longueur ; le public  décroche de ce spectacle long, sans entracte. Une partie des spectateurs n’a d’ailleurs pas pu profiter des deux derniers actes, subitement plus agréables, tant leur attention avait été perdue.

Azra et Eléonore

J’ai grave le nom de ma grenouille dans ton foie, clinic Orgasm society

Un titre de spectacle comme celui-ci ne pouvait qu’annoncer l’univers bancal et improbable de cette creation. La compagnie belge nous joue dans une première partie une histoire sans queue nit ête, où les anecdotes s’enchaînent sans transitions, perturbant ainsi le spectateur avide d’explications, qui ne sait pas encore qu’il assiste à la création un conte en direct.
En effet, lorsqu’on accede à la seconde partied u spectacle, les événements precedents sont repris à l’envers et commentés par les comédiens, créant ainsi une tout autre histoire. Ce que l’on croyait être le fruit du hazard se révèle être une suite d’actions dont l’enchaînement est parfait, actions réglées minutieusement comme du papier à musique, laissant le public admiratif et émerveillé par les prouesses techniques insoupçonnées de la mise en scène. Le spectateur se retrouve désormais confronté à un veritable conte de fees, avec les bons et les méchants, un schema narratif traditionnel et un dénouement heureux. Cette creation est aussi une parodie des contes de fees, de ses personages remâchés, de ses histories d’une extreme cruauté.
Un spectacle enthousiasmant !

Azra et eléonore

Denez Prigent

Dès la première note, le chanteur Denez Prigent nous plonge dans son univers musical, issu de la culture bretonne, à travers des chants traditionnels, mais aussi par ses propres compositions, traitant de sujets plus actuels. Malheureusement, notre méconnaissance de la langue bretonne ne nous a pas permis de profiter pleinement de ce spectacle. Néanmoins, l’émotion nous a été transmise par le jeu de scène des musicians qui l’accompagnent,  musicians tantôt en retrait, tantôt énergiques. Les différentes poesies dramatiques chantées s’enchaînent, plus dansantes et dynamiques, frsutrant le spectateur oblige de rester à sa place. Les instruments atypiques tells que la bombarde et le duduk qui entourent le poète Breton, alimentent cette ambiance dépaysante, synonyme d’évasion.

Azra et Eléonore