1ère partie :1h10 – Entracte – 2ème partie : 50 mn |
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Avec
Gilles Privat
Lola Riccaboni
Joan Mompart
Nicolas Rossier
Jean-Jacques Chep
Rachel Cathoud et X
(reprise de rôle)
Scénographie
Yves Bernard
Costumes
Coralie Sanvoisin
Lumières
Jean-Philippe Roy
Son
Jean Faravel
Maquillages et coiffures
Katrin Zingg
Collaboration artistique
François Regnault
Assistant à la mise en scène
Robert Sandoz
« Imaginons une propriété isolée dans une campagne reculée, dans laquelle Chrysalde, l’employée de la poste, serait l’unique pont tendu avec la ville. Agnès habiterait dans une grande cage dont on la sortirait comme on sort un pot de fleurs de sa serre ; Arnolphe aurait des allures de Buster Keaton, et un jeune étudiant en vacances, Horace, aurait trouvé la saine occupation de jouer un tour pendable à un inconnu, tout en séduisant une fille… Une tragi-comédie estivale en somme ! » [Jean Liermier]
Créé en 1957, le Théâtre de Carouge - Atelier de Genève s’est imposé dès sa fondation comme un lieu de création ambitieux et exigeant, invitant le public à découvrir des auteurs encore inconnus et à questionner au présent les grandes oeuvres du répertoire. De découvertes en relectures, le théâtre a, en un demi-siècle, présenté près de 300 nouvelles productions. Situé à Carouge, ville établie en 1754 dans un faubourg de Genève, ce théâtre fut d’abord un groupe de comédiens rassemblés autour de François Simon, qui travailla dès 1958 dans une église désaffectée, développant un projet marqué par l’esprit de la décentralisation théâtrale française. Le Théâtre de Carouge - Atelier de Genève est aujourd’hui une institution théâtrale incontournable du paysage culturel romand. Véritable fabrique d’art, il compte par saison 30 semaines de répétitions, plus de 160 représentations, et il accueille plus d’une centaine d’artistes.
Je suis ravie de ma soirée. Un spectacle comme on aime en voir, moderne et divertissant. Des choix du metteur en scène très audacieux, pour un rendu merveilleux ! Que de bonnes choses à dire sur cette pièce, des acteurs réellement formidables. Le temps passe si rapidement qu'on aimerait que les deux heures s'allongent.
Koré, 20 ans.
« On pourrait croire à de la frivolité dans ce traitement de l’École des femmes. Ce serait sans compter sur l’approfondissement de conception de Liermier qui, de la petite lumière éteinte au tintement d’une clochette par un Arnolphe déçu, conclut le parcours du macho dans un effondrement de voiles, sur la nuit enfumée de son destin. »
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[Sylvie Bonier]
« Dérisoire désir de contrôle et au fi nal modernité de Molière qui dit qu’il faut faire avec et non contre l’adultère. À l’image d’un Shakespeare l’auteur français ne juge pas ses personnages. Arnolphe est sonné comme les cloches qu’il agite, mais son amour véritable le grandit là où son orgueil le réduit. Et ce personnage qui, sur la scène du Carouge ne maîtrise que les rideaux est touchant dans sa quête presque chevaleresque d’une union franche de toute trahison. Il est d’autant plus touchant, Arnolphe, qu’il est interprété par un virtuose du paradoxe humain. Le Suisse Gilles Privat compose un Arnolphe bouleversant, car plus bête que méchant. »
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[Marie-Pierre Genecand]
« A Genève Jean Liermier créé « L’Ecole des femmes » de Molière. Une comédie sans âge sur les relations de couple où les amours partent en fumée. Recycler Molière pour le mettre à l’ordre du jour n’est pas forcément payant. Son « Ecole » est ailleurs. Elle vous apprend que dans un couple, la fidélité est une chimère. »
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