| Création 2011 |
Né en 1950 en Kabylie, Fellag s’est formé au théâtre à l’Institut National d’Art Dramatique d’Alger entre 1968 et 1972. Comédien et metteur en scène, il travaille essentiellement en Algérie. À la fin des années 1980, il commence à écrire et à interpréter des spectacles humoristiques. Avec sa nonchalance, ses sarcasmes, ses allusions métaphoriques, Fellag ne raconte pas : il est la rue arabe. Le public, qu'il interpelle sans vergogne, fait un triomphe à ce bouffon qui brocarde, sans crainte, les personnages les plus puissants de la République algérienne. En 1995, l’humoriste, menacé, choisit de s’exiler en France. Dans l’Hexagone, en quinze ans, avec des « seul en scène » comme Durjdjurassique Bled, Un bateau pour l’Australie, Le Dernier Chameau, ou avec la pièce Tous les Algériens sont des mécaniciens, qu’il jouait avec sa femme, la comédienne Marianne Epin, Fellag est également devenu un artiste très populaire. Ses spectacles sont comme des étincelles produites par les frottements et les chocs entre les langues et les identités française et algérienne. Il est aujourd’hui reconnu comme un des grands maîtres de l’humour francophone.
« Le couscous, après la blanquette de veau, fi gure parmi les plats préférés des Français selon une enquête de la Sofres. C’est un repas complet : bouillon, légume, céréale, viande, de là son succès dans les cantines et la grande distribution »
[Jean-Claude Ribaut, samedi 7 mai 2011]