représentation supplémentaire mercredi 23
jeudi 24 novembre
20H | Salle Gaston Couté | 1h30

Spectacle hors
abonnement
Tarif unique : 10 €

Dans le cadre et en collaboration avec le Mois de l’Économie Sociale et Solidaire – quatrième édition

Cabaret théâtral et musical

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Conception et mise en scène
Stéphane Verrue
Scénographie Anne Legroux
Costumes Catherine Lefebvre
Lumières Martin Hennart
Régie générale et lumière
Mathieu Chappey

Avec Marie-Jo Billet, Gilles Bugeaud, Isabelle Destombes-Divry
et Jacques Schab au piano

 

 

 

 

 

Cie Avec vue sur la mer

À la fortune du pauvre

– Fantaisie « phynancière » ! –

Sur un plateau (d’argent), joyeux jeu de massacre avec en ligne de mire l’argent roi, l’argent fou !
Deux chanteuses émérites et rendues folles dingues par le pognon, un meneur de revue vampirique, un pianiste plein aux as. C’est haut en couleur, pédagogique et salvateur. Ça pioche chez Brecht, Bernard Maris et Vincent Roca, chez Montéhus et Chanson Plus Bifluorée. Ça remplume le moral !

« Eldoradin : qui n’accepte de partager avec personne son petit coin de paradis. »
« Spécouler : faire en Bourse quelques opérations hasardeuses. »
[Alain Finkelkraut]

« Si l’argent ne fait pas le bonheur, rendez-le ! »
[Jules Renard]

« Drôles de sensations que celles qui nous traversent quand on prépare un cabaret sur l’argent en pleine crise financière mondiale ! On s’informe, on lit, on écoute, on discute, on s’énerve et… on se met en colère ! On change le texte tous les jours… Évidemment ! Quoi dire ? Et comment le dire ?

En plein milieu d’une période agitée, on s’échine à fabriquer un cabaret comique cocasse et grinçant qui, nous l’espérons, entrouvrira quelques portes, soulèvera quelques questions, proposera quelques pistes…

Qu’est-ce que l’argent ?…
Le profit ?…
L’enrichissement à bon compte ?…
Comment fonctionne la Bourse ?
De l’obscénité de certains salaires.
De l’indécence de la crise actuelle.
Du scandale de la dette des Pays en Développement ;

Pourquoi, pour beaucoup, l’argent est-il devenu la « valeur ultime » ?
Chaque jour la pauvreté tue 20 000 personnes dans le monde. Chaque hiver des SDF meurent de froid, chaque année des espèces animales disparaissent, sans parler des catastrophes écologiques qui menacent et le veau d’or est toujours debout (de boue ?) et l’argent est devenu le pouls (le pou) du monde.

Dans ce monde d’une extrême violence, une crise financière provoquée par une bande de zozos à Wall Street révèle au grand jour les mécanismes honteux.

Que tout cela attise notre impertinence !
Avec l’aide de quelques esprits éclairés, grâce à des chansons cocasses ou percutantes, allons-y pour un voyage joyeux (et grave aussi parfois) au pays du pognon fou ! »
[Stéphane Verrue]

Au programme, quelques chansons de fortune :

Du fric (Marc Hély – Jean Lenoir / 1929)
L’Impôt sur les feignants (Montéhus – Chantegrelet / 1931)
Dollar (Jean Villard dit Gilles / 1932)
As-tu déclaré tes revenus (Charles-Louis Pothier – Jean Lenoir / 1933)
L’argent ne fait pas le bonheur (Franck Gérald – Claude Bolling et Jean Kluger / 1966)
Pauvres Crésus (Ricet Barrier / 1991)
La Vie à crédit (O. Martineau – P. Miller / 1997 / in Jeanne et le garçon formidable)
L’Afrique doit du fric (Tiken Jah Fakoly / 2004)
L’Argent (Vincent Roca – Chanson Plus Bifluorée / 2005)
FMI (Benoît Morel – John Bonga / 2007)
Chant Final (Brecht – Schab / 2008)

Un débat sur les Finances Solidaires :

Finance et solidaire. Ces deux termes semblent à première vue antinomiques après la crise financière de Wall Street de 2008, provoquée par des traders peu scrupuleux. Néanmoins, il existe des alternatives au système financier mondial, dans lesquels la finance peut être utilisée dans une optique solidaire et non mercantile. Par exemple, certains établissements bancaires proposent des produits financiers solidaires : produits d’investissements ou de partage où l’argent sert à financer des entreprises solidaires de l’agriculture biologique, du commerce équitable ou associatives.
D’autres systèmes citoyens et locaux de financements comme les CIGALES (Clubs d’Investisseurs pour une Gestion Alternative et Locale de l’Épargne Solidaire) ou les Cagnottes, les sociétés de Capital Risque Éthique sont des exemples concrets qu’une autre finance est possible ; le citoyen devient son propre banquier et prend en main son épargne pour aider des entrepreneurs solidaires locaux que le système bancaire traditionnel ne soutient pas.
À l’issue de la représentation, nous vous proposons de vous familiariser avec ces Objets Financiers Non Identifiés porteurs d’espoir et de solidarité, lors d’un débat sur le rôle de la finance solidaire dans notre société ; peut-être, alors, deviendrez-vous aussi un financeur solidaire…

Né dans l'Indre en 2008, le Partenariat Solidaire est un collectif informel d'acteurs de l'économie solidaire. Il repose sur un désir collectif et des valeurs :
• favoriser une dynamique rurale innovante permettant l'émergence d'initiatives,
• prendre en compte l'homme et son territoire pour un développement économique harmonieux,
• faire réseau, créer du lien pour rendre accessible à tous l'économie solidaire.
Il est composé de sept structures :
• CIVAM-ADAR – Association pour le Développement Agricole et Rural
• PLES – Pôle Local d'Économie Solidaire
• ADEARI – Association pour le Développement de l'Emploi Agricole et Rural de l'Indre
• MRJC – Mouvement Rural de Jeunesse Chrétienne de l'Indre
• RIRE – Réseau pour l'Initiative Rurale et l'Échange
• Association pour une coopérative d'activités dans l'Indre

• Cré-Sol – Centre Réseau Économie Solidaire.
Production : La Comédie de Béthune, Centre dramatique national du Nord-Pas de Calais, Cie Avec vue sur la mer. Avec le soutien du Théâtre d’Arras.