mardi 17 janvier 20H30 | Équinoxe | durée : 1H40

 

Coproduction Équinoxe

théâtre

PARTAGEZ !

Donnez votre avis

Programme

Écriture et mise en scène Nadia Xerri-L.

Jeu
Tanguy Bordage
Bertrand Ducher
Olivier Dupuy
Shams El Karoui
Vanille Fiaux
Hervé Guilloteau
Clara Pirali
et Jean-Jacques Simonian

Assistant à la mise en scène
Marine de Missolz

Dramaturgie

Anne Monfort

Scénographie

Caroline Foulonneau

Lumière
Thierry Mathieu

Son, bande originale
Gaël Desbois

Régie
Sylvain Marguerat

Régie générale et plateau
Franck Tortay

Nadia Xerri-L.

L’Instinct de l’instant

Une jeune femme passée par le lycée Henri IV à Paris, titulaire d’une maîtrise de poésie contemporaine et spécialiste de football ! Nadia Xerri-L, petite-fille d’immigrés maltais, a joué au « foot » pour de bon, et jusqu’aux portes de l’équipe féminine du PSG… La micro-société de cette tablée de footballeurs retraités depuis peu, leur entourage féminin, le fils caché, est comme un miroir tendu. L’occasion de renouer avec les trajectoires de ces magiciens du ballon rond : Jean-Pierre Adams, depuis vingt-quatre ans dans le coma, tel autre actuellement représentant en piscine…

François a été un grand entraîneur de D1. En 1993, il a mené son équipe à la victoire. Depuis il a abandonné les terrains, ne se reconnaissant plus dans le football business. Il tient depuis des années un hôtel-bar-restaurant. Aujourd’hui, il a décidé de réunir pour une petite fête à sa façon (chansons, sketches, discours obligatoires et méchoui) ses quatre joueurs préférés de 1993 : Jean, Pierre, Matthieu, David, tous âgés de la quarantaine.
Pierre (arrière droit) tient maintenant l’hôtel avec François, il est divorcé.
Jean (meneur de jeu ayant fini sa carrière en Angleterre) n’a plus donné de nouvelles depuis huit ans ; sa vie était le football, la gagne, la perfection du geste ; retraité, il se sent fini.
Matthieu (attaquant) s’est lancé dans un business de piscines en Bretagne.
David (arrière central) est dans le coma depuis dix ans après une banale opération des ligaments et trois erreurs techniques de l’interne en anesthésie.
François est soutenu par Alice – une jeune femme qui a fait de bonnes études mais qui est devenue serveuse et femme de chambre dans l’hôtel-bar-restaurant de François et Pierre. François n’a pas eu d’enfants, mais il a élevé Martin – le fruit d’une des très nombreuses histoires de Jean. Jean n’a jamais su que la jeune femme n’avait pas avorté comme il le lui avait imposé. Jusqu’à aujourd’hui, Jean ne sait pas qu’il est père. Martin est venu avec sa fiancée Alma. François a décidé que la fête de ce jour marquerait enfin le face à face entre Martin et Jean…
Lison est aussi présente. Elle est la femme de David depuis vingt ans. Profondément amoureuse, elle est devenue – avec évidence et nécessité – son infirmière. Aujourd’hui, elle l’a installé dans une chambre de l’hôtel. Pierre est amoureux de Lison, mais « s’empêche » de se déclarer par fidélité à David qui est resté comme son frère depuis leurs débuts communs en centre de formation.

Naissance d’une pièce

Le football en toile de fond : bien que fille, le football a été mon sport d’enfance et d’adolescence, mais au moment d’entrer au PSG mon père s’y est opposé. Le football m’est resté important, impressionnée par le haut niveau et la vie accélérée qu’il engendre. Pour cette pièce, tout a commencé avec la lecture-plaisir du samedi matin : L’Équipe Magazine. Numéro de juin 2008 qui titrait : "Que sont-ils devenus ?" Deux destins m’y ont été comme des "starters d’écriture" : Jean-Pierre Adams (la "garde noire" de l’équipe de France avec Marius Trésor, ancien joueur de Nîmes, Nice, PSG) et Stéphane Guivarc’h (attaquant-remplaçant de l’équipe championne du monde en 1998).

Retraités

Dans une société fascinée par l’action et l’état de la jeunesse, où les retraités, comme les chômeurs, sont vite assimilés à des poids morts, il apparaît important qu’un geste artistique donne du temps et de l’espace à ces êtres dits "finis". En mettant en scène des retraités du sport (de très jeunes retraités) résonne encore davantage la violence avec laquelle le retraité, l’inactif, est traité.

Fête de retrouvailles

Cette unité de lieu et de temps est une évidence théâtrale et un immense plaisir d’auteur. Temps des préparatifs, temps de la fête, temps de la fin et du départ…

Étude de clan ou de groupe

Écrire les connivences et les concurrences, les hiérarchies affichées et acceptées et les autres, dissimulées. Écrire sur le groupe, c’est travailler sur le fonctionnement de la société, même si c’est à petite échelle. C’est une des clefs de mon travail de confronter l’intime à l’être social et son image.

Il me fallait aussi écrire la paternité, la filiation, les rôles et les enjeux du sang et de l’éducation. Comment devient-on parent ? Comment se fait-on enfant de ses parents ? »

[Nadia Xerri-L.]
Production : Association de la GrandePetite, Cie Nadia Xerri-L ; Théâtre de l’Agora – Scène nationale d’Évry et de l’Essonne ; Équinoxe, Scène nationale de Châteauroux ; Théâtre Brétigny – scène conventionnée du Val d’Orge ; Le Volcan – Scène nationale du Havre ; École du Théâtre National de Bretagne – Rennes ; avec l’aide à la production dramatique du Ministère de la Culture et de la Communication, DRAC Ile-de-France ; Avec le soutien de la Région Île-de-France et du Département de l’Essonne.