dimanche 18 mars 15H | Opéra-Théâtre de Limoges

Une rencontre est prévue avec Bérangère Jannelle
à l'issue de la représentation.

Tarif unique : 20 € (bus compris)
2ème balcon – face -
Départ en bus à 13h - RDV avenue Charles de Gaulle devant Equinoxe

Renseignements et réservations : 02 54 08 34 34
musique

Mise en scène
Bérangère Jannelle
Cie Ricotta

Direction musicale
Jérôme KALTENBACH

Mise en scène
Bérangère JANNELLE

Assistant mise en scène
Janick MOISAN

Décors Stéphane PAUVRET
Costumes Laurence CHALOU
Lumières Christian DUBET
Assistant lumières Gwendal MALARD
Assistant vidéo Olivier DUBOIS .

LA PÉRICHOLE
Carine SECHAYE


PIQUILLO

Loïc FELIX

DON ANDRÈS DE RIBEIRA
Franck LEGUÉRINEL

LE COMTE MIGUEL DE PANATELLAS
Erick FREULON

DON PEDRO DI HINOYOSA

David LEFORT


BERGINELLA,NINETTA

Gabrielle PHILIPONET


MASTRILLA, BRAMBILLA

Hélène DELALANDE


GUADALENA, MANUELLA

Jennifer MICHEL

Choeur de l’Opéra-Théâtre de Limoges : Chef de choeur Jacques MARESCH / Orchestre de Limoges et du Limousin.

Hélène DELALANDE et Jennifer MICHEL sont pensionnaires du Centre National d’Artistes Lyriques (CNIPAL).

Création le 25 avril 1874 au Théâtre des Variétés, Paris, après la création le 6 octobre 1868 d’une première version en 2 actes. Reprise de la production de l’Opéra de Lille, création novembre 2008

La Périchole

Après la création au Fanal – Scène nationale de Saint-Nazaire d’une performance intitulée « 66 Gallery », à partir du poème de l’américain Allen Ginsberg « Howl », l’artiste - bientôt officiellement associée à Equinoxe - change complètement de registre et revient à la mise en scène d’opéra. Bérangère reprend « La Périchole », un opéra bouffe de Jacques Offenbach, dont elle avait réalisé la mise en scène en 2009 à l’Opéra de Lille. Cette production associe l’Orchestre de Limoges et du Limousin, les chœurs de l’Opéra-Théâtre de Limoges, dirigés par Jacques Maresch, à une douzaine d’interprètes lyriques, parmi lesquels la mezzo-soprano Carine Sechaye dans le rôle titre.Opéra bouffe en 3 actes de Jacques OFFENBACH (1819-1880) | Livret d’Henri MEILHAC et Ludovic HALÉVY d’après la saynète Le Carrosse du Saint-Sacrement, tirée du Théâtre de Clara Gazul de Prosper MÉRIMÉE (1830).

« Je suis un peu grise », « Que la vie est belle quand le vin est bon », « Les femmes, il n’y a qu’ça »… Ces airs bien arrosés pourraient être partout à leur aise dans l’oeuvre d’Offenbach et de ses deux compères Meilhac et Halévy : depuis Orphée aux Enfers (1858), cette légèreté pétillante mais jamais innocente est devenue leur philosophie lyrique, propre à mieux railler le Second Empire. La Périchole, créée en 1868 puis en 1874 en trois actes, n’échappe pas à la satire : quel est ce pays où les artistes sont contraints de se « vendre » pour un dîner ? Quel est ce monde où les imbus de pouvoir font de leurs caprices amoureux des lois universelles ?
Le Pérou d’Offenbach, aux teintes réalistes plutôt inédites, calqué sur celui, colonisé, du XVIIIe siècle, n’est autre qu’une cynique parodie de la haute société parisienne ; la metteure en scène Bérangère Jannelle la présente à son tour comme un miroir tendre et satirique de notre propre actualité. De cette double mise en abîme jaillit alors la question fondamentale : comment aimer et être aimé, assumer sur la scène son besoin de reconnaissance tout en restant intègre dans ses sentiments ?

La vision de Bérangère Jannelle, projetée dans un univers farfelu aux couleurs acides et aux acrobates virevoltants, questionne l’artiste, son rapport au pouvoir et à la réalité, lui si familier de l’imaginaire. Elle trouve son point d’équilibre entre burlesque et gravité, libérant tous les fantasmes et toute la fantaisie de cet hymne à l’amour.