89,8 fm • Châteauroux • Argenton • La Châtre
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98,8 fm • Bélâbre
novembre 2009

Cher(e) Abonné(e),

La rentrée ? Depuis fin Août, nous sommes de plain-pied dans la XVIe saison. Avec 2 377 Abonné(e)s, dont 308 nouveaux, de 5 à 91 ans (abonnement à 15 spectacles !), 12 spectacles prolongés, une bonne trentaine de C.E. ou amicales de personnel adhérentes (dont 3 nouveaux), déjà 2 400 scolaires de maternelles et de primaires reçus, deux résidences, une création circassienne, beaucoup d’action culturelle à fins d’élargissement et d’éducation du regard des publics jeunes ; pour exemple : ouverture d’une classe à horaires aménagés théâtre au collège Beaulieu, échanges entre artistes et classe de SEGPA, ou jeunes filles du lycée professionnel Les Charmilles, près de 1 000 visiteurs du théâtre ; ouverture d’une « unité de valeur spectacle vivant » au Centre Universitaire, projet avec les Restos du Cœur, visionnages par les collégiens de l’Indre (déjà 1 886 inscrits sur la saison), quatre lycées engagés dans un cycle de 4 spectacles (« Lycéens et Théâtre contemporain » en lien avec le Rectorat, ateliers projections, conférences et masterclasses Danse, quatre stages de formation de formateurs publics élargis : SEGPA – AFTAM CADA – EREA – IME – lycées agricoles et professionnels… etc. Nous sommes fourbus déjà, mais heureux. D’ailleurs on y retourne, prêts aussi à vous recevoir en soirée(s), une fois remisés nos bleus de chauffe.

〓 C’est à (re)voir encore et encore (Médiathèque) : Mois du film documentaire 2009 « Regards en coulisse » Samedi 7 novembre à 15 h
Elvire Jouvet 40* réalisé par Benoît Jacquot** - 1986. - DVD, noir & blanc, 63 min. Sept leçons données par Louis Jouvet à une jeune comédienne, Claudia, en 1940, sur l'Elvire de Dom Juan de Molière, réunies en un spectacle conçu par Brigitte Jaques pour le Théâtre National de Strasbourg, en janvier 1986. Filmé par Benoît Jacquot et remarquablement interprété, ce document restitue avec force le travail de collaboration du metteur en scène et de l'acteur, et l'intransigeance propre à Jouvet. Il met en valeur son attachement au « sentiment  », par opposition à ce qu'il appelle l'intelligence dramatique.

Séance présentée par Charles Tesson, rédacteur en chef de la revue Les Cahiers du Cinéma.

 

Dans ma maison : Après le spectacle, nous vous invitons à partager une soupe, avec les comédiens de l’Oiseau-Mouche.

Novembre : C’est quasi complet (Dans ma maison, Knüt, Ecrire), mais listes d’attente et défections vous garantissent assurément à coup sûr de la place. A toute suite.

La Comédie Française, Partage de midi et Claudel : Un « sommet » théâtral pour tout comédien(ne), qui rêve d’avoir en bouche, cette version non expurgée de 1905. Un « classique » à recevoir une fois dans sa vie de spectateur.

« Jean-Louis Barrault, dans ses Souvenirs pour demain, a superbement résumé Partage de midi : « A cette splendide femelle inassouvie et déplantée, à ce mari complaisant, à cet aventurier qui fait l’article, à ce petit curé rejeté et tout sec dans son avarice et son égoïsme spirituels, il faut ajouter Dieu. » On peut pas plus insolemment, on ne peut pas mieux désacraliser l’œuvre de Claudel. C’est assez savoureux, venant sous la plume d’un des hommes de théâtre qui ont le mieux compris et le mieux servi l’écrivain. Comment se fait-il que ce médiocre fait divers amoureux ait produit ce chef d’œuvre extravagant ? Il n’y a pas de mystère, ou plutôt il y en a un ; cela s’appelle la grâce. Plus le génie. Cela ne fait peut-être qu’un. La grâce de Dieu ? De fait, Dieu est le héros de Partage. Si l’on n’est pas croyant, on peut être agacé par la pièce. On n’en reste pas moins fasciné par sa puissance verbale et par sa force théâtrale. Et troublée par ce qu’elle exprime de sublime, une transcendance qui n’appartient pas forcément au divin. Il y a des marxistes comme Bernard Sobel qui sont attirés par Claudel et qui le ressentent avec une intuition très juste. Le combat entre la chair et l’esprit, fût-il un thème supérieur, n’en relève-t-il pas moins du domaine commun ? Marina Hands est absolument éblouissante. Un tourbillon de grâce, d’intelligence, d’élégance, de beauté. Une séduction irrésistible. Une diction sublime. Un soleil. »
Philippe Tesson -

« L’élégance de Marina Hands : Il y a deux ans, Marina Hands quittait la Comédie-Française pour se consacrer au cinéma. Fille de l’actrice française Ludmila Mikaël et du metteur en scène britannique Terry Hands, elle y était entrée comme pensionnaire l’année précédente, juste après le tournage de Lady Chatterley, de Pascale Ferran. Ce film, qu’elle illumine de bout en bout, lui a valu le César de la meilleure actrice – et une pluie de propositions pour le cinéma. Aussi mit-elle les voiles, après avoir enflammé la critique en jouant la princesse dans Tête d’Or, de Paul Claudel, puis Ysé dans le Partage de Midi, de Claudel encore, pièce qu’elle reprend actuellement au Théâtre Marigny. Mais le monde du cinéma est souvent cruel pour es jeunes actrices ; de Mères et Filles on peut dire que l’actrice porte le film avec élégance, renvoyant la lumière à ses deux formidables partenaires Catherine Deneuve et Marie-Josée Croze. »
Isabelle Regnier

Bien à vous

François Claude et toute l’Équipe d’Équinoxe