dimanche 18 décembre 16H | Équinoxe | 2 h avec un entracte
 

 

Cultures du monde et arts traditionnels

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Dossier d'information

Programme

PROGRAMME >

Cinq extraits de pièces légendaires du répertoire chinois mêlant arts martiaux et acrobatie, art du mime et théâtre, travail des longues marches et musique interprétée en direct :
Le Roi Singe,
La Montagne verte,
Le Vol du coq,
En barque sur la rivière d’Automne,
Serpent blanc

Avec 45 artistes dont 10 musiciens
Version sous-titrée en français pour votre confort
Tournée organisée par Gruber Ballet Opera (Paris)

Avec six acteurs « médailles d’or » des grands prix nationaux :
Mesdames Li Hong,
Yan Hongyu, Wang Yan
Messieurs Wang Ping,
Wang Pengfel,
Huang Qifeng
et cinq acteurs nationaux de première catégorie :
Madame Zhang Chanyu
Messieurs Si Ming,
Wang Yi Hou Peizhi,
Rui Zhenqi.

Bibliographie :
"L'Opéra de Pékin" - Xu Chengbei
Original Books, 2010, une marque des Editions Music & Entertainment Books

Exposition

Pékin prête cent trente de ses plus précieux chefs-d'oeuvre au musée français : un jumelage de huit siècles pour le Louvre et la Cité interdite. jusqu'au 9 janvier - ailes Sully et Richelieu. www.louvre.fr

Académie nationale de Tianjin – Pékin

L’Opéra de Pékin, une féerie

Équinoxe apprécie les artistes chinois, déjà venus à cinq reprises. Après vous avoir fait découvrir le Ballet National de Pékin (2002), les moines de Shaolin (2003), le Cirque national de Chine – Dalian (2006), puis Les Sept Planches de la ruse, mis en scène par Aurélien Bory (2008), voici venir la meilleure Académie nationale du genre dit « opéra de Pékin », celle de Tianjin et ses 12 millions d’habitants, cité historique et berceau de l’opéra de Pékin, pépinière de maîtres, artistes « étoiles » dans leur pays, médailles d’or et premiers grands prix nationaux.
Après les États-Unis, le Canada, le Brésil, le Japon, l’Australie, Taiwan, la voici en France…

Né à la fin du XIXe siècle, le Jingqing (chant de Pékin) prend son essor grâce au soutien de l’empereur Qianlong (1736-1796). Il développe d’abord des thèmes guerriers : épopées historiques, histoires de brigandage… Les ballets acrobatiques et les combats apparaissent ensuite, ce qui donne naissance au Jiyxi, le véritable opéra de Pékin, élevé au rang de théâtre de cour.
Le plus célèbre acteur de l’opéra de Pékin, figure légendaire, par ailleurs spécialisé dans les rôles féminins, fut Mei Lanfang (1894-1961). Il conquit le public chinois et fut salué par Chaplin, Eisenstein, Brecht… Un rôle peut nécessiter plusieurs années d’apprentissage et être tenu pendant toute une carrière, c’est dire la maîtrise hors pair de ces artistes hors du commun.

L’opéra de Pékin est une féerie ! Costumes chamarrés, maquillages époustouflants, déplacements réglés au millimètre, spectacle total, expérience unique à mille lieues de tous nos repères et critères d’Occidentaux. À savourer sans être initié, il rassemble danse, arts martiaux, acrobatie, théâtre, musique, pantomime et chant. La gestuelle des personnages, leurs prouesses et les nombreuses touches d’humour qui éclairent certaines pièces leur donnent une tonalité récréative et enchantent le regard. Apprêtez-vous également à découvrir un étonnant instrumentarium (percussions, cordes et vents) : luth en forme de livre, orgue à bouche, tambour, grands et petits gongs, cymbales, claquettes, flûte traversière et hautbois, vièle de Pékin.

L’opéra de Pékin est, parmi 300 formes de théâtre répertoriées en Chine, la branche majeure de l’opéra chinois, art populaire de l’Empire du milieu. Chaque région depuis des millénaires y a cultivé sa singularité. L’opéra de Pékin est le plus récent dans ce foisonnement et date de 1790. Art populaire, il compte aujourd’hui un répertoire de plus de 2 000 pièces inspirées de la littérature ancienne et des récits religieux (bouddhistes ou taoïstes notamment). « Vieux » de seulement 200 ans, il a gardé une grande modernité de ton ; il est « Trésor national vivant » et l’un des plus importants patrimoines immatériels de Chine (Unesco).

Conférence « animée » autour de l’opéra de Pékin
Dimanche 18 décembre à 14h
Auditorium de la Médiathèque | Entrée libre sur réservation impérative
Quelques clés, codes et conventions illustrés par l’exemple. Avec Cyrielle Perilhon, jeune spécialiste, professeur de chinois, formée en Chine auprès des maîtres Han Hui, Lin Jie…

P R O G R A M M E
communiqué le 1er juin ( sous réserves ) 

1 / LA MONTAGNE VERTE / LE ROCHER NOIR ( Qing Shi Shan )
Pièce de combat avec acrobatie et arts martiaux
Genre                 Pièce historique
Origine               Dynasties Tang et Sui ( 581 – 907 )          
Lieu                    Montagne Yangdan
Durée                 18 minutes
Artistes                18 + 9 musiciens 
Une légende raconte que le Prince des Démons, appelé « le Renard à neuf queues » vivait dans la Montagne Verte.
Doté d’ un pouvoir maléfique et ayant un jour déserté l’antre des monstres, tous les habitants des alentours se trouvèrent en plein désarroi. De son côté, LU Dongbin, dieu taoïste, souffrait perpétuellement de la cuisante défaite que le Démon et sa magie noire lui affligeaient. Voulant avant tout protéger le peuple de tout danger, il demanda au dieu Guan Yu de lui prêter main forte pour capturer le monstre. LU Dongbin ordonna à ses serviteurs Guan Ping et Zhou Cang de faire venir sur terre une armée céleste. Après une bataille impitoyable ils parvinrent enfin à neutraliser la créature démoniaque.

2 / EN BARQUE SUR LA RIVIERE D’AUTOMNE
Pièce jouée et chantée avec pantomime
Genre                 Histoire romanesque
Origine               Dynastie des Song
Époque               Dynastie des Ming          
Lieu                    les abords de la Rivière Quiantang, dans la province du Sichuan
Durée                 22 minutes
Artistes                2 + 9 musiciens
Sous la dynastie des Song, PAN Bizheng, jeune lettré, habite avec sa tante, la mère supérieure de l’abbaye taoïste. Il est amoureux de CHEN Miaochang, jeune nonne et l’épouse en secret. La tante de Bizheng, découvrant cet amour impossible, oblige son neveu à quitter l’abbaye et l’envoie passer l’examen impérial. Désespérée par cette triste nouvelle, la nonne supplie un vieil homme qu’elle rencontre au bord de la Rivière d’Automne de l’emmener sur sa barque, à la recherche de son amoureux. Enjoué et plein d’humour, le vieillard tout en conduisant sa barque, plaisante avec la jeune fille.

3 / AU BORD DE L’EAU  - Extrait :  SHI Qian vole le coq ( SHI Qian tou ji )
Pièce jouée avec acrobatie et pantomime.
Genre                 roman d’aventures
Époque               Dynastie des Songs - XIIème siècle                 
Lieu                    une auberge sur la route de LIANGSHAN
Durée                 12 minutes
Artistes                2 + 9 musiciens
Le roman « au bord de l’eau » est considéré comme l’un des quatre grands classiques de la littérature chinoise. Prenant comme toile de fond les rébellions qui eurent lieu au XIIe siècle, ce roman, dont SHI Qian (surnommé Puce sur un tambour) est l’un des héros, conte les aventures pittoresques de cent huit brigands d’honneur des monts Liang. Sa personnalité et ses aptitudes atypiques en font l'un des plus célèbres de l'intrigue : doté d'une grande agilité, il est à la fois un voleur d'exception et un parfait passe muraille...
A la nuit tombée, SHI Qian s’arrête à l’auberge du village, tenue par la famille ZHU. Alors que l’aubergiste après lui avoir servi du vin, refuse de lui servir de la viande, Shi Qian vole un coq, qu’il ne savait pas appartenir à la famille ZHU, et décide de le manger.
N’entendant pas son coq chanter, le patron de l’auberge se lève et surprend SHI Qian. Alors qu’il le questionne, SHI Qian répond en plaisantant. Un combat s’engage entre les deux hommes.
Le personnage de Shi Qian est interprété par un rôle de « chou » ( clown ). La particularité de cette pièce réside dans la manière de représenter sur scène Shi Qian mangeant le coq. L’acteur fait appel à une technique baptisée “Manger le feu”. Cet extrait nous livre un merveilleux exemple du traitement de l’humour dans l’opéra chinois.

4 / L’ HISTOIRE DES GÉNÉRAUX DE LA FAMILLE YANG  - Extrait RETENIR LE CHEVAL ( Dangma )  
Pièce chantée et jouée avec acrobatie et arts martiaux
Genre                 Pièce historique
Époque               Song du Nord [960-1127]        
Lieu                    dans une auberge, à la frontière de la Dynastie du nord et du sud
Durée                 25 minutes
Artistes                2 + 9 musiciens
Cette histoire est extraite de l’histoire des généraux de la famille Yang, saga qui raconte les combats d'une famille de généraux contre les invasions barbares tout au long de la dynastie des Song du Nord [960-1127].
Déguisée en homme, YANG Bajie, huitième fille de la famille YANG, passe la frontière ennemie du nord et s'arrête dans une auberge tenue par JIAO Guangpu. Général des Song ayant autrefois combattu aux côtés de YANG Lingong, JIAO Guangpu a été fait prisonnier par les barbares. Retenu en terre ennemie, il s'est résigné à y tenir une petite auberge. Après une scène de quiproquos, les deux individus réalisent leur appartenance à la même patrie. YANG Bajie décide de prendre JIAO Guangpu comme palefrenier pour lui permettre de repasser incognito la frontière.

ou       4 / ADIEU MA CONCUBINE - Extrait LA DANSE DES ÉPÉES  ( Bawang bie Ji )
Tragédie romantique chantée, jouée et dansée
Genre                 Pièce historique
Époque               Royaumes Combattants – env. 200 av. JC         
Lieu                    Royaume de Chu
Durée                 15 minutes
Artistes                2 + 9 musiciens
L’histoire de cet opéra est retracée dans Les Mémoires historiques rédigées par l'historien Sima Qian. Un siècle avant J.-C., les royaumes de Chu et de Han se font la guerre.
Durant la période des « Royaumes Combattants », XIANG Yu, empereur du pays de Chu, valeureux mais mauvais stratège, tombe dans l’embuscade tendue par l’armée ennemie du Royaume de Han. La cité est assiégée. XIANG Yu tente de fuir, mais ne peut se résigner à abandonner YU Ji, sa très belle favorite. Les chants du pays de Chu qu’il entend au loin lui font croire à la capitulation de son armée. Dans ce contexte douloureux de défaite, ils se disent adieu. YU Ji chante et exécute pour lui la danse des épées avant de se suicider.
Malgré sa souffrance, XIANG Yu parviendra à s’enfuir avec sa garde. Persuadé que tout espoir est vain, il se donne à son tour la mort au bord de la rivière Hu.

5 / LE ROI DES SINGES - Extrait SACCAGE AU PALAIS CÉLESTE
Pièce jouée avec acrobatie et arts martiaux
Extrait du VOYAGE A L’OUEST d’après le roman éponyme.
Genre                 Légende d’Immortels
Origine               Dynastie des Ming (1368 – 1644)
Époque               Dynastie des Tang (618 – 907)
Lieu                    Ouest de la Chine
Durée                 26 minutes
Artistes                35 + 9 musiciens
Ce récit est tiré du « Voyage à l’Ouest» de WU Cheng'en, dont le personnage principal SUN Wukong, Roi des singes et héros légendaire, est l’un des plus populaires de la mythologie chinoise. SUN Wukong, à la recherche d'une arme magique rend visite au Roi Dragon dans son palais du fond des océans. Ayant plus d'un tour dans son sac, le roi des singes combat le Roi Dragon et ses troupes navales. Il réussit à s’emparer de son arme fétiche : un bâton magique qui peut à loisir s’allonger pour toucher les nuages, figer la mer où se rétrécir pour se cacher derrière une oreille.  
Extrait présenté :
Doté d’une toute puissance magique, le Roi des singes est choisi par QI Tian, grand sage de l’Univers et Dieu du Ciel, pour surveiller le Jardin des Pêchers. Pour célébrer l’anniversaire de QI Tian, la déesse organise un somptueux banquet de Pêches, mais le Roi des singes n’y est pas invité. Sous le coup de la colère, il saccage le buffet  pour gâcher les festivités. Une armée céleste est envoyée à ses trousses pour le capturer, mais Le Roi des Singes parviendra à déjouer les manoeuvres des soldats. Les différents combats que livre avec humour le Roi des Singes sont une démonstration de courage et d’ingéniosité. L’acteur-vedette qui joue ce rôle excelle dans les jeux d’acrobatie et d’arts martiaux qui se succèdent.

la presse :

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