jeudi 5 avril 20H30 | Equinoxe

 

musique

PARTAGEZ !

Donnez votre avis

Samir, Wissam
et Adnan Joubran,
oud

Yousef Hbeisc,
percussion

 

 

 

 

Le Trio Joubran

Issus d’une famille de musiciens où on pratique l’oud de génération en génération, Samir, Wissam et Adnan Joubran forment un singulier trio aux influences plurielles emblématiques de la riche culture de Palestine.
Sur le récent AsFâr (voyagesen arabe), l’imagination féconde et l’érudition des trois frères galiléens leur permettent de tisser des motifs inédits, des variations qui subjuguent l’auditeur pour l’embarquer hors de toute notion de territoire délimité.
Bien que les maqâms, les gammes et les modes de la musique arabe demeurent la base de leurs compositions, toutes imprégnées de leur Palestine natale, AsFâr est un trajet plus qu’un projet, une traversée à travers leur monde des musiques, une apnée dans les méandres de leurs pensées les plus intimes.
À découvrir quelques jours avant leur passage au Théâtre des Champs-Élysées…
Fermez les yeux…  Bon voyage.

As far en anglais, AsFâr « le voyage » en arabe. Le jeu de mots a guidé leurs pas. Ils ont beaucoup cheminé, échangé avec d’autres artistes (de Chkrrr à Rodrigo et Gabriela) et sont désormais pénétrés par d’autres cultures. Leurs influences vont de Bach à Elvis en passant par Ravi Shankar, Keith Jarrett. Voilà pourquoi, à l’égal des meilleurs trios de jazz, ils parcourent toute la gamme des sensations, du silence envoûtant d’une simple note en suspension à de vastes improvisations, de phrases aux accents flamenco à des rythmes proches du groove.
Les trois frères Joubran sont les héritiers d’une ancienne famille de luthiers de Palestine. L’idée du trio s’est imposée à la suite de l’écoute du fameux Friday Night in San Francisco qui réunissait en 1980 un all stars de guitaristes (John McLaughlin, Paco de Lucia et Al Di Meola) et qui bousculait déjà à leur manière les repères entre courants musicaux.
L’enregistrement d’un premier album en 2004 leur permet de poser les bases d’une configuration jusqu’alors inédite : il n’existait en effet aucune formation stable et reconnue de musique arabe réunissant trois joueurs d’oud.
L’avant-dernier album À l’ombre des mots est un hommage au poète palestinien Mahmoud Darwich (lepoète de l’existence, des doutes, de l’amour, mort en 2008). Celui-ci leur dit un jour « Ne soyez pas des musiciens palestiniens. Soyez des musiciens de Palestine… », le dessein est tracé.
Composant des musiques de films (Adieu Gary de Nassim Amaouche et Le Dernier Vol de Karim Dridi), remportant des récompenses, se produisant sur les plus grandes scènes, le trio est aujourd’hui mondialement reconnu. Il transcende la tradition et possède cette faculté d’aller au-delà, sans se laisser enfermer dans des clichés.

Discographie



Randana
, 2004
Randana Fairplay


Majaz
, 2007


À l’ombre des mots
, 2009


Le Dernier Vol
, 2009


AsFâr
, 2011
World Village/Harmonia Mundi
 
la presse :

« L’album s’appelle AsFâr, « voyage » en arabe. Effectivement, il y a beaucoup à apprendre et à vivre dans la proposition de ce trio virtuose du sentiment musical. »


[Patrick Labesse]

Samir, Wissam et Adnan Joubran sont les héritiers d’une famille de luthiers de Nazareth. Depuis quatre générations, les Joubran servent la musique en artisans, en interprètes et en mélomanes. Le répertoire du trio mêle le souvenir de la tradition orientale et les influences modernes, les classiques de la musique arabe, les chants palestiniens ancestraux et les leçons du jazz. Les frères Joubran ont travaillé pendant de longues années avec Mahmoud Darwich, et ont retenu la leçon du poète, qui les invitait à être non pas « des musiciens palestiniens », mais « des musiciens de Palestine ». Le trio compte aujourd’hui parmi les meilleures et les plus originales formations de musiques du monde, et a enrichi son répertoire et ses couleurs musicales au fil du temps. Virtuosité et émotion : ces musiciens d’exception touchent avec talent les oreilles et les cœurs.


C. Robert