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Scénographie Antoine Vasseur
Lumières Sébastien Michaud
Costumes Fanny Brousse
Conception image Cédric Scandella
Dramaturgie Marion Stoufflet
Réalisation informatique musicale IRCAM, Grégory Beller
Réalisation sonore David Bichindaritz
Chorégraphies et mouvements Stéfany Ganachaud
Vidéo Jonathan Michel
Code créatif Brice Martin Graser
Régie générale Jean-Luc Briand
Assistante à la mise en scène Chloé Brugnon
Assistante à la scénographie Élodie Dauguet
« […] Je nage.
Un mage énorme et barbu se glisse dans l’eau froide.
C’est moi.
Comme on plonge un bâton dans l’eau.
Je m’amincis.
Je me spirale.
Je rajeunis.
Sous l’eau.
Lamantin.
Comme ça.
Je suis un poisson.
Je nage.
Je rajeunis sous l’eau.
Je nage.
Vous n’imaginez pas ce que peut un corps. »
[Olivier Cadiot, Un mage en été]
« Il est seul sur la scène, habillé de blanc. Perdu dans la pénombre il lance : "Fermons les yeux." La voix de Laurent Poitrenaux ne s’arrêtera plus, enchanteresse, subjuguante, captivante, "magique". Corps dansant qui "se spirale" littéralement, l’acteur plonge comme un poisson dans l’eau de son verbe. Le public dans son fauteuil n’a qu’à se laisser conduire, jusqu’au point final : "Vous n’imaginez pas ce qu’est un corps." Mais il sait maintenant ce qu’est une plongée dans le "grand bleu" quand le corps et la voix d’un poisson-acteur se fondent avec une telle fluidité dans un poème océan. »
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[Didier Mereuze]
« Un mage en été réserve des moments d’émotion soudaine, aussitôt emportée par le tourbillon suivant. Une fois dans l’eau, tout est dans l’art de la glisse. "Comme cela vient…", lance parfois le psychanalyste à la première séance […] et c’est surtout très amusant quand, étendu dans l’herbe, on joue à faire passer "un énorme drakkar au ralenti au milieu de l’eau. Énorme bruit. Barque gigantesque, cuirasses, chiens hurlants, types à nattes, casques wagnériens, classiques barbes rousses, piercings en os, cliquetis de chaînes. Vous vous rendez compte du choc ?" Sur scène Laurent Poitrenaux lève un sourcil et les Vikings défilent sous nos yeux. »
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[René Solis]
« Laurent Poitrenaux crève littéralement le plateau, comme on dit crever l’écran, tant sa présence, son allure, son phrasé, ses envolées, vous emportent loin dans les méandres de cette langue si singulière. Quelle superbe ! Quelle présence ! Il donne à entendre un texte dense, complexe, dont le processus narratif n’est jamais linéaire, un texte où les bifurcations, les incessants allers-retours, pourraient en dérouter plus d’un. Ce n’est jamais le cas. […] Tous les sens aux aguets, la magie opère, la poésie est là, lovée dans des envolées joyeuses qui vous embarquent dans cet univers étrange mais qui nous devient proche. Un moment rare et précieux. »
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[Marie-José Sirach]